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 Stop! in the name of Love!

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MessageSujet: Stop! in the name of Love!   Mar 20 Nov 2012 - 1:54

[PREMIER POST]


Oh, un caillou. Un gros caillou. Genre, plus gros que ta mère. (ha ha ha... on lui pardonne.) Et en face un autre caillou encore plus gros (que ta sœur donc...) Le bon côté des choses, c'est qu'elle était de retour dans un monde matériel. Bon, elle était toujours paumée. Et sa notion de l'espace était pour le moins distordue. Mais elle était raisonnablement sur d'être dans l'espace. Intersidéral. Et sur votre droite, une étoile de taille moyenne en pleine santé, que des crétins ont cru plus importante que ses copine et l'on donc baptisée Le Soleil... EEeeeeeh minute. Si c'est le soleil, elle était pas si paumée. Yeah. Mais en fait, elle était où, au final? Elle jeta un œil à gauche. Fiesta d’astéroïdes.

...

Nooooon?
Non mais quand elle avait parler de pluton, c'était une blague. Une blague pas drôle même. Et en plus elle avait suffisamment mal visé pour se retrouver sur le satellite. De pluton. Le satellite de pluton. Minute. C'était la suite de la blague ça? Après tout ce temps, elle avait Charon sous la main, mais c'était pas le bon? Remboursez! La poisse avait encore frappée, cette chienne. Bon, d'accord, elle était dans le bon système et avec un peu de chance dans la bonne dimension, mais quand même! Zut à la fin! un peu de chance dans la vie euh, la mort... la non vie... je sais pas... je sais plus... J'ce que fout là moi... Herm. Bon système et tout ça.

Et maintenant je fait quoi? je joue à saute planète? Je trouve un imbécile pour me dessiner un mouton? Non pas qu'une boule de laine sur pattes soit utile dans le cas présent. Une soucoupe volante alors? Un Jetpack? Une boule à neige? Concentre toi ma vieille, tu prend l'eau par tout les bouts. Ou tu la perd. cf problème précédent. Donc. Objectif terre. C'est part où? Déjà, pas du côté des astéroïdes. Donc de l'autre. Quelle puissance de déductions mes enfants. Mais dites moi, comment on se déplace en fait? Quand on a pas d'corps. Ni de bras. Ni de chocolat. Ni rien. Notez que l'absence de poumons c'était pas exactement en handicap. Vu qu'il n'y avait pas d'oxygène non plus. Ni d'air en fait. Bref. En avant Guingan. Direction l'infini et au delà! Mais pas trop quand même.

Elle avança donc. Faute d'autre verbe pouvoir exprimer ce qu'elle faisait. Elle bougeait dans une direction précise quoi. Pendant un moment. Elle dépassa une planète. Puis une deuxième. Puis un vaisseau... Euuuuh minute (bis) et si on faisait du stop? Ça mange pas de pain. (Oh manger. J'aimerai bien manger. Un pain au chocolat. où alors juste du pain. Ou du chocolat.)Euuuh, m'sieurs les extraterrestres? Par le plus grand des hasards, vous n'iriez pas du côté de la troisième planète en partant de l'étoile de ce système dite? Genre, vous me déposeriez pas? Siouplé? Comment ça, oui? Euuuh je veux dire génial. Super. c'très urbain de votre part. J'suis là. C'est bizarre que vous puissiez m'entendre en fait. Ah, moi aussi vous trouvez ça bizarre. Parce que vous avez déjà essayé trouzmille fois de parler à des terriens sans avoir de réaction? Baaah la plupart sont plutôt branchés ondes courtes faut dire. Oui Ultraviolets, genre. J'descend ici? pour de bon? euuuh minuuuuuuuute

...

Y fait noir ici. J'ai une sale impression de déjà vu. Ah maïs y a du bruit!! Ya des voix!! Je veux sortir!! déconnez pas!
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MessageSujet: Re: Stop! in the name of Love!   Mar 20 Nov 2012 - 3:57

[SUITE DE CE POST]


Une petite voiture de location traversait la Belgique, sa conductrice beuglant des reprises glee en conduisant. Comme quoi, on peut etre dépressif, ET adorer chanter comme une atroce casserole. Pour un peu elle en aurait dansé. Sauf que ce n’est pas pratique pour conduire. Pas qu'elle ai peur de mourir, elle doutait d'avoir jamais cette grâce, mais que les accidents, même miraculeusement bénin, ca fait MAL. Pis elle n’aurait pas pus se regarder en face si elle avait fait des victimes.

Parfois, quand elle devait intervenir sur de petites distances, Christobel aimait en effet faire le trajet en voiture. Ca la relaxait les longs trajets en voiture.


Elle arriva en fin d'après midi à Anderlues, au moment ou Last Friday Night retentissait dans l'habitacle. Un phénomène d'esprit frappeur et hurleur avait été signalé dans une maison du coin. Ca avait commencé avec la famille précédemment occupante, puis ca s'était arrêté avec un percement du mur et le déménagement. Il n'y avait rien eu pendant les 2 ans que la maison avait passé vide, puis ca avait repris avec l'arrivé de nouveaux occupants. Un esprit empathique sans doute. Attiré par une présence humaine. C’était bien, ca. Avec un peu de chance, entre son aura de demi déesse et de medium, elle attirerait p'tet vite l'esprit.

En se garant devant la maison hantée, L'enquêtrice ne put ne pas remarquer le cercle noir, comme brulé sur le bitume. P'tet des acrobaties de motard locaux, mais peut etre... La jeune femme sortit son compteur Geiger. Gagné. Faible traces de radiations extra-solariennes. Une empreinte d’atterrissage d’ovni. Ancienne. Datant sans doute d’au moins le début des evenements. Hum, ce serait p'tet pas....

Ah si. Y avait quelque chose pour elle, ici. Quelque chose de l'au delà. Bizarre, ca. Bon, allons voir.

Elle toqua à la porte et s'entretint un moment avec la mère de famille, discutant de l'installation de son matériel et de toutes sortes de détails techniques. En tous cas, ce soir là, à 22h, elle était prête; Les deux cotés du mur étaient fixés par toute une palanquée de détecteurs, et Christobel lisait un livre dans un coin d'une des deux chambres.
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MessageSujet: Re: Stop! in the name of Love!   Dim 2 Déc 2012 - 20:05

[...]J'veux sortir. J'veux sortir.J'veux sortir. J'veux sortir. J'veux sortir.[...]

Désagréable hein? Et encore, je vous en épargne une bonne partie là. Elle était devenue légèrement monomaniaque, la demoiselle. Déjà que. Elle avait mis un moment pour comprendre où elle était, déjà. genre j'te suit pas dans cette galère, ta vie tu peu pas la r'faire. Non parce que pour le coup, elle était littéralement dans le mur. En fait c'était son Destin qui avait un humour de merde. (Éloigne toi du quatrième mur ma chérie, t'es gentille. Voilà, merci.)

Où en était-je? ah oui. Dans le mur, tout ça. Dans le mur d'une chambre, à priori. Elle avait entendu des enfants jouer. Au début, ça l'avait rendue tout chose, et elle avait écouté ça, la larme à l’œil (métaphoriquement, on est d'accord) et puis, petit à petit... Disons qu' à la trois centième répétition de "c'est gagné c'est gagné! you win! bravo!" ça commence à être un peu lourd. Mais juste un peu. Le genre de peu qui finit en fait divers du samedi soir, le sang et les autres fluides corporels floutés pour ne pas choquer la ménagère de moins de cinquante ans et sa marmaille à qui ça aurait pu arriver, bordel.

A défaut de pouvoir commettre des meurtres lents, sales et douloureux, notre âme perdue avait donc entrepris d'exprimer son mécontentement en tapant dans le mur, même si elle ne pouvait le faire que sur une plage horaire précise, ça lui détendait le nerf. Et ça effrayait les marmots. Une pierre deux coup. Yes. Comme quoi il en faut peu pour être heureux. Elle faisait du bruit donc, beaucoup de bruit, donnant l'impression que quelqu'un était bloqué dans la cloison. Ce qui était le cas, quelque part. Même si en l’occurrence le quelqu'un avait autant de corporalité qu'un courant d'air sur pluton. C'était pour le principe. Et oui, elle prenait un malin plaisir à les entendre hurler et courir se cacher dans le giron de leur parents. Bien fait pour vous, sales mioches. Sale privilégiés, sales normaux, sales... Corporels! Voilà, sale corporels.

Quoi? jalouse des gens avec un corps? Mais où vous allez chercher tout ça... Je me demande, franchement. La prochaine fois qu'on lui parlera d'esprits en colère, elle demandera s'il en existe d'autre sorte. Sérieusement. Mais où en étions nous? Ah oui, taper dans le mur. Concerto pour une brique, en Do majeur. Musique maestro!
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MessageSujet: Re: Stop! in the name of Love!   Mar 4 Déc 2012 - 4:08

Christobel passait le temps en observant la cage posée sur un meuble, dans la chambre de la gamine. Elle contenait une rate allaitant 4 ratons minuscules. Des rats. Moui, animal de compagnie comme un autre après tout. Elle était pas fan du concept. Si elle devait jamais adopter quoi que ce soit, ce serait plutôt un chien. Un truc un minimum intelligent et dressable.

Bon. 21h45. Le phénomène allait pas tarder à commencer. Dernières vérifications... Elle réveilla son ordi, soigneusement enfermé dans une cage de faraday. Elle avait la caméra 1, dans la chambre ou elle était, la 2, dans la chambre d’à coté. La mère de famille passa sa main devant à sa demande, pour en vérifier l'activation... Parfait. Les magnétophones étaient en place, les caméras infra rouges et les détecteurs EM aussi. Bon.

BOOM

Ah, ca commençait. Un son lourd, épais et lent. 21h57. Cette heure précise... Non, ca pouvait n'etre qu'une coïncidence. Le nombre de fois ou ce genre de chose l'avait entrainé dans de pénibles montagnes russes émotionnelles...

BOOM

Trente trois seconde entre les deux coups. Un rapport avec le trois? Peut etre y avait il un nombre multiple de 3 de coup par nuit? Ca finissait à 3h du mat, ca commençait à 3minutes de 22h... 21h57. 2+1=3, 5+7=12, 3+12= 15... Oui, p’tit un peu de numérologie la dedans. Trois, les fré...

BOOM

Encore trente trois secondes. Intéressant. Trois était un nombre intéressant. Zeus, Poséidon, Hadès. Dessus, Terre, Dessous. Ciel, Terre Enfers. Paradis, Terre, Enfer. La trinité des Cathos, Père, Fils, Saint esprit. Oui. Un nombre intéressant mais un peu trop. Présent dans toutes les cultures du monde. Premier nombre premier, tout ca... Papa, Maman, Enfant...

BOOM

Cette fois, en même temps que le coup, une longue plainte grave s'éleva. Loooooooooooooooooooooooo. Ou un truc du genre. La première syllabe avait presque l'air bouffée

BOOM

Le cris évoluait, se transformait. La voyelle n'était plus [o] mais [è]. Et plus ca allait... Elle se transformait en un... un truc plus agressif... plus... cassant.

BOOM

Ca devenait un chuintement maintenant. L'intervalle était toujours le même. Et en fin d'intervalle, le chuintement prenait la voyelle [o].

BOOM

Et on revenait à un looooooooooo. Une répétition?

BOOM

èèèèèèèèèèèèèè... Oui, apparemment. Et toujours cette cassure a la fin. Bon. Plus qu'a en registrer plusieurs pour les écouter a grande vitesse.



***



Pendant que l'enregistrement s'enregistrait dans l'ordinateur, la semi déesse surveillait ses autres instruments. Rien dans le spectre visible ni infra rouge. Absence de signal ou manque de sensibilité? Bonne question. Elle aurait bien utilisé le decibelometre, mais avec la plainte et les enregistreurs tournant... Elle avait peur que la mesure ne soit un peu faussée. Plus tard, peut etre. Quand elle aurait recueillit assez de données. En attendant... Détecteur EM!

Elle sonda tout le mur, notant deux zones qui affolaient son détecteur. Une dizaine de centimètres chacune, à environ un mètre cinquante du sol, espacées de cinquante centimètre... Comme si quelqu'un face au mur hurlait en le frappant de ses petits points. Quelqu'un de petit. Un ado ou une femme probablement. Quoi que... dans cette région de mines... Ah, son instinct lui disait que c'était une femme, malgré la basseur des plaintes. Apres tout, elles étaient au ralentit.

Bon, elle devait avoir une vingtaine de cycles, là. Allons voir ce que la crieuse leur disait.

Apres un combat aussi violent que bref, L'ordinateur gagna. Il avait effacé tous les enregistrements audio. Technologie de merde. Christobel saisit son décibelmetre et se déplaça dans la seconde chambre, ou elle éteint les caméras. Le détecteur indiquait les même deux traces, et le décibelmetre indiquait que si les coups venaient d'eux, la plainte avait son origine entre eux, un peu en dessous. Christobel se mit face au mur, les points dans les traces, la bouche à hauteur de l'origine de la plainte.

Pile poil.



***



Cette fois, l'ordinateur, cet objet du malin, accepta de coopérer. Une fois l'enregistrement accéléré 20 fois, même si la voix était encore ralentie, on distinguait les mots ['loécsho]. [Thélo̱ éxo̱], [Je veux sortir] en grec, lui suggéra la part la plus divine de son cerveau. La part programmée en grec par le simple fait de sa lignée paternelle. La part qui lisait et parlait le grec, ancien de préférence, avec une facilité incroyable mais atrocement dyslexique dans l'alphabet latin.

BOOM

21h57, des traces à sa taille, du grec... L'espoir montait dans la poitrine de Christobel. Un espoir qu'elle écrasa impitoyablement.

"Madame? A quelle heure disiez vous que ca finit?"

"Je ne sais pas... Vers 3h?"

"Vous n'avez pas plus précis?"

"Eh bien... non."

BOOM

L'adolescente à qui appartenait la chambre se glissa dans la pièce:

"Trois heures et quart. Un peu plus tôt, peut etre."

BOOM

Christo se sentit paralysée. 3h14? Zeus tout puissant. Millie avait été percutée à 21h57. Et l'heure de la mort... Elle avait été débranchée à 1h38, mais avait respiré jusqu'à 3h14. Millie comme elle parlait grec. L'espoir explosa. Christobel se précipita sur l'ordinateur. Accéléra encore la vitesse de l'enregistrement monté en boucle.

BOOM

"[...]J'veux sortir. J'veux sortir.J'veux sortir. J'veux sortir. J'veux sortir.[...]"

"MILLIE!"

Christobel se précipita vers le mur, reversant la moitié de son matériel.

BOOM

Elle frappa comme une dingue sur le mur, sans que ca ne change le rythme des coups et des plaintes.

"MILLIE! C'EST MOI! REPOND!"

BOOM

Non, elle n'entendait pas. Parfois les spectres n'étaient pas sur la même longueur d'ondes que les vivants. Dionysoooos, comment la sortir de la? Abattre la cloison l'avait fait hurler, donc souffrir? Puis de toute façon, elle était réapparue dans la cloison reconstruite.

BOOM

Cherchant une idée, un exorcisme (Il y avait si peu d'exorcismes grecques!) elle se prit la tète dans les mains... et toucha son épingle. L'épée de Millie. Qui retournait toujours a sa propriétaire. Elle l'arracha de ses cheveux, sans entendre les exclamations des habitants interloquées de la voir brandir une épingle.

BOOM

Christobel, elle, brandissait une épée. Epée dont elle planta le manche dans la trace de droite. La main gauche de Millie. Millie était gauchère. Sa main d'épée.

"MILLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE"

BOOM

Un sang clair ruisselait le long des bras et de la lame de la Semi-Déesse. Une épée grecque n’a pas de garde en croix. Pour planter la garde dans le mur de la sorte, Christobel avait du saisir a pleines mains la lame a double tranchant, s’entaillant gravement les paumes et les phalanges intermédiaires.

Aucune importance.
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MessageSujet: Re: Stop! in the name of Love!   Ven 21 Déc 2012 - 17:28

Tiens, y avait un truc de changé. Comme si quelqu'un était aussi en train de taper dans ce foutu mur, mais de l'autre côté de la cloison. Coté vivants donc. Aha. Compte la dessus ma cocotte, tu va voir. Comme si tu pouvait me faire taire en tapant dans le mur. Je suis pas un voisin chiant moi, j’étais là avant, et je le serait sans doute après.

Déprimant. Elle continuant de frapper et de hurler, mécaniquement. Je veux sortir bordel. Par les slips décousus de ces saloperies de parques, je veux sortir de ce mur en placoplâtre. Bordel. (oui, c'est important, le bordel. ça permet de se décharger des pulsions. et de certains fluides corporels, mais pas ici, là c'est juste une image.)

Même si je sais pas trop ce que je ferait une fois dehors. J’avais un truc à faire. Un truc important. Très important. Tellement important que j'arrive de Pluton. Enfin, d'un espace entre deux, puis de Pluton, enfin Charon, et de là en stop jusqu'à ce mur sur la Terre. Un long voyage donc. C'était vraiment important alors. Tellement important qu'elle aurait vraiment du s'en rappeler. Mais pour ça faudrait se rappeler qui elle est.

Là, on tombe sur un os. Parce que sinon, elle était sortie ni de l'auberge, ni du mur. Mais elle va trouver hein. Laissez lui juste une minute. Je suis je suis je suis... De sexe féminin déjà. Ça j'en suis raisonnablement sûre. Ensuite euh... J'avais pas de maman. Enfin j'en ai eu une, comme tout le monde, mais moins longtemps.

Mon papa... mon papa... C'était important ça. mon papa... Euh... Avait un rapport avec le vin? Il était œnologue? non. Pochtron? Plus probable, étant donné que maman était une droguée de la plus belle eau. Heureusement que papa est intervenu pour nous sauver les fesses en nous collant cette immunité... Nous? C'était qui ça, nous?

Elle en avait marre... Tout ça pour oublier, y en a marre, j'ai pas d'action chez vie de merde pourtant!
Du plâtre qui vole.

Christobel. Je suis Mildred Ethelbald, j'ai une sœur jumelle. Je suis morte à 15 ans, et je crois que ma sœur vient de me retrouver.
le manche de l'épée s'illumina d'une faible lueur clignotante en s’extrayant lentement du mur. Le sang avant disparu, visiblement consommé par cette action.


"Christo?"


L'épée tomba avec un bruit sourd. La femme face à elle est couronnée de raisins. Le reste un un peu flou, comme une télé mal réglée. Cette femme... Elle est très importante pour elle, si seulement elle arrivait à se rappeler...

P'tain, je fond. Je perd des bout. Je prend l'eau. Qu'est ce qui ce passe? Qui êtes vous? Faites quelques chose, j'ai quelqu'un à retrouver bon sang!
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MessageSujet: Re: Stop! in the name of Love!   Dim 23 Déc 2012 - 5:10

Comme dans un rêve, Christobel sent l’épée échapper à sa poigne. Ou plutôt, non. Elle sent sa poigne relacer l'épée, c'est plus précis. Faut dire qu'elle n'a plus aucune poigne. Elle a du se couper une partie des tendons de la paume. Mais l'épée ne tombe pas. Elle s'extrait doucement du mur, suivit d'une... d'une main. Et de Millie toute entière.

Alors Christo SAIT.

Soit elle est définitivement folle à lier, soit elle a définitivement réussis. Mais en tout cas, elle ne sera plus seule. Millie est là. Millie est revenue.

Ô Seigneurs! Soyez tous louez et remerciez! Promis elle trouverait de quoi acheter un bœuf à sacrifier à la gloire de l'olympe.

Mais un mot bloque l'euphorie qui emportait Christo dans son raz de marée. Un nom. Le sien. Mais prononcé d'une voix perdue. Comme si... elle ne la reconnaissait pas, mais qu'elle l'appelait. Qu'elle ne voyait pas sa jumelle dans l'enquêtrice devant elle.

Elle réalise alors. Non, le fantôme n'est pas entier. Elle ne voit pas le corps d'adolescente de Millie. Elle voit une petite boule de lumière. Un feu follet. La forme la plus instable de fantôme. Oh Putain! Millie allait se désagréger sous ses yeux!

CA JAMAIS.

Plus jamais elle ne la verrait mourir. JAMAIS.

Une âme, donc. Privée du support physique qui lui avait donné consistance. Elle devait l'insérer en quelque chose. Elle avait bien des reliquaires destinés à cet usage, mais ils ne fonctionnaient que sur des âmes ayant foi dans les croyances judéo-chrétiennes. Les croyances grecques... ca marcherais pas.

Restait la possession. Un etre vivant, donc. Mais non, pas un des spectateurs. Une âme humaine était trop territoriale pour en héberger une autre. Sauf si... Son âme? Non. Elle était trop abimée, elle risquait d'abimer encore plus Mildred.

Inconsciente de la tension ambiante, la ratte squiqua dans sa cage. MAIS OUI! Christo se rua vers la cage et saisit le plus fort des ratons.

"Je vous l'achète! Votre prix est le mien."

"Je... " balbutia l'adolescente "Je ne les vend pas... Si vous me jurez d'en prendre... soin?"

"Je jure sur le Styx"

Jurer sur le Styx. L'adolescente n'avait sans doute pas compris le sens de la formule. Le serment inviolable de la société grecque mythologique. En fait, même si elle l'avait voulut, Christo n'aurait sans doute pas put rompre cette parole, ou en tout cas pas sans se prendre une seconde malédiction sur le coin de la gueule. Cependant, la jeune fille dut en comprendre le sens puisqu'elle laissa christo prendre l'animal.

Le raton tout juste sevré posé sur son genou, la jumelle farfouilla dans son sac pour en sortir une grande coupe, dans laquelle elle brulait usuellement encens et offrande, et une bouteille de champagne. Un millésime atrocement cher de l'année 1994, l'année de la mort de sa sœur. Elle s'était toujours juré de l'ouvrir un jour, quand elle retrouverait sa soeur. En mission, la bouteille ne la quittait pas.

Il était temps de l'utiliser. Bien que gênée par ses mains ou plusieurs doigts ne répondaient plus a ses ordres, elle sabra vite la bouteille et en versa un centimètre dans la coupe ou elle déposa le rat. Elle souleva la coupe de libation juste en dessous de la forme vacillante qu'était sa sœur et leva son autre main au dessus d'elle. Le sang qui coulait encore de cette main gauche gouttait sur le jeune animal, en traversant le fantôme au passage.

Fixant son regard sur la boule lumineuse, elle expliqua en grec:

"Entre dans le rat Millie. Suis le sang. Entre dans le rat. Entend moi. Je suis Crissou. Ta sœur. Ta jumelle. Entre dans le rat. Entre dans le rat."

Les gouttes de sang tombaient sur le rat et glissaient lentement le long de son pelage. A l'instant ou l'une d'entre elle toucha le champagne, celui ci se changea en vin rouge très sombre dont le bouquet enveloppait les deux sœurs (ou ce qu'il en restait). Un cru grec.

Papa était avec elle. Il les entendait.

Sans interrompre sa litanie, Crissou sourit.
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MessageSujet: Re: Stop! in the name of Love!   Dim 23 Déc 2012 - 13:59

Je foooond. Je foond. Je fond. Je... Je quoi déjà? C'est de pire en pire. Pluton c'était pas si mal en fait. Au moins ses pensées étaient cohérentes (enfin, plus. Plus dans le sens plus de carottes, pas le sens plus de navets. vous voyez ce que je veux dire?) ici, tout partait en biberide. Elle n'avait pas fait tout ce chemin pour se dissoudre au moment où elle trouvait... Euh... Elle trouvait... Raaah ça recommence! Mémoire de poisson chirurgien débile! Elle clignota de frustration.

Et cette nana vaguement familière là, elle pourrait pas lui dire ce qui ce passe? Elle avait cru voir quelqu'un... Quelqu'un de très très important. Si jamais Christo la voyait elle.. Christo! Mais oui, c'est ça, c'est Christo qu'elle avait cru voir! mais c'était stupide, Christo avait quinze ans, et la seule ado ici, c'était la crétine qui tapait sur le mur. Rien n’a voir avec sa sœur. Sa sœur? Elle avait une sœur? Euh... Tout ça c'est très flou quand même.Comme sa vision en fait. Tout vacille. Merde alors. Tout ça pour ça?
Plic.

Waouh, qui a rallumé la lumière? Tout est tellement clair d'un coup... C'est presque beau tiens. Autant que la chambre d'une ado peut l'être, n’exagérons rien. L'âme de la fille de Dionysos récupéra assez de concentration pour se rendre compte qu'on lui parlait. Entrer dans le rat? Quel Rat? Ah, celui qui marine dans le champ'? Pour de bon?Elle ne se rendit pas compte que chaque goutte de sang la rapprochait déjà de l'animal. A l'instant où le champagne se changeant en vin rouge, une clareté surnaturelle l'envahit.

Papa? Papa!! Je fait quoi?! Papa c'est le moment où jamais de me faire le coup de l'intervention! Je sais pas comment on rentre dans un rat moi!! Papaaaaa!! Entendue ou pas, elle se retrouva à voleter juste au dessus des poils soyeux du raton, et se sentit naturellement aspirée à l'intérieur. C'était comme enfiler le manteau de quelqu'un d'autre. Elle se sentait bizarre, un peu à l'étroit, mais au moins elle y était au chaud. L'âme rudimentaire du rat n’opposa pas de résistance à sa venue, et elle se garda bien de la virer. Après tout, elle savait comment ça marchait, ce truc.

Elle tendit une main métaphorique pour lui chatouiller le menton, et le corps velu dont elle avait pris possession se vautra lamentablement dans le vin épais, une patte tendue sur le coté. Elles burent la tasse et crachouillèrent le grand cru (sacrilège!) Mildred ramenant son bras/patte à la bonne place. Bon, c'est moi qui gère on dirait. Elle avança une patte précautionneuse sur le fond glissant de la coupe. Bon, j'ai pas tombé. Elle fit de même avec la suivante. J'a toujours pas tombé. Maintenant une patte arrière... Yarg!

PLOUF

Raté. Sur le dos, elle se tortilla en jetant un regard circulaire. Ses petits yeux vifs repérèrent à nouveau la femme couronnée de raisins.


"CHRISTOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO!!"

Elle s'agita dans tout les sens, projetant du vin rouge tout autour d'elle. L'âme dans le rat réussi à remettre son corps d'emprunt dans le bon sens et entreprit d'escalader frénétiquement le bord de la coupe, manquant de basculer au sol avant de s'accrocher toutes griffes dehors à la manche de sa sauveuse avant de remonter le long de son bras (en la tartinant joyeusement d'un merveilleux cru plus vieux que la chrétienté, même pas gâché par la présence de salive de rat, sigh) et arrivant enfin sur son épaule.
Elle franchit un peu plus calmement la distance qui la séparait de son cou et s'y blottit en craquouillant (l'équivalent rat du ronronnement... sisi!) et en répétant le nom de sa sœur en boucle.
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MessageSujet: Re: Stop! in the name of Love!   Jeu 3 Jan 2013 - 1:17

Christo observa en apnée la lente descente du feu follet vers le rat. Elle ne respira pas plus quand il fit quelques mouvements maladroits. Elle ne devait pas espérer. L'espoir la tuerait. Ca pouvait rater. Elle ne devait pas exulter avant d'etre sure de la victoire.

Elle ne bougea pas plus quand le rat hurla. (Enfin hurla... La mère et la fille derrière elle ne l'avaient sans doute pas entendu, c'était un cri mental, ectoplasmique.) Cependant, elle sentit son cœur se remettre à battre

Elle n'avait toujours pas bougé quand le rat se blottit dans son cou. Mais à ce moment là, les battements de son cœur résonnaient si fort à ses oreilles qu'elle risquait bel et bien de devenir sourde.

Et puis elle accepta. Elle accueillit la vérité avec une hystérique joie. Les petits bonhommes dans sa tète étaient en tenue de vahiné et accueillaient la nouvelle avec des colliers de fleurs exotiques comme dans le cinquième élément à l'arrivée sur l'hôtel-station-spatiale-trop-bien-je-veux-y-aller.

MILLIE

ETAIT

LA

Mais bon, le fluff, c'est bien, mais ca n'a qu'un temps. Même quand c'est un fluff composé de vahinés mentales de l'espace. Ce qui est quand même assez cool. Je trouve. Euh... Enfin c'est mon avis, quoi.

...

Bref! Retour a la réalité, donc. Crissou attrapa le rat blottit dans une position instable pour la poser plus en équilibre sur son épaule. Respiration... Faire face à la famille médusée.

"Bien! Alors, il n'y a plus de fantôme dans votre mur, je l'ai mis dans mon rat et si vous vous posez la question, oui, je la connaissais. D'ou les violons... Passons. Je... peux vous demander de me bander les mains?"

Devant cette femme totalement différente de la chasseuse de fantôme accueillie l'après midi même, la mère et la fille hésitaient beaucoup. Une femme technicienne terne était arrivée, avait froidement mis en place ses instrument, étudié le phénomène. Puis elle avait pété une durite, avait sortit une épée de nulle part, s'était mutilé (en en foutant partout, heureusement que la pièce avait été dégagée en vue du possible exorcisme), avait fait de... de la magie, y avait pas d'autre mot, et finalement, une femme sure d'elle et rayonnante se dressait face a elles.

La jeune fille éclata de rire:

"Je veux bien, mais c'est des urgences que vous avez besoin, là, pas d'un simple pansement!"

Christobel observa ses mains:

"Pas faux... Mais ca peux attendre. Je vais d'abord nettoyer un peu la pièce et ranger mon matériel.

"Mais... vous avez besoin d'une chirurgie d'urgence si vous voulez pas perdre vos mains!"

"T'en fais pas ma grande, et au contraire, les médecins de la région risquent d'interférer avec les traitements dont je pourrais bénéficier une fois chez moi."

La discutions commença à s'éterniser, alors tandis qu'elle argumentait avec la jeune fille (et sa mère, qui avait rejoint sa progéniture dans son combat), Christobel se tourna vers Mildred, sortant un mouchoir du sac des quelques doigts qu'elle avait encore de libre de tout bandage (et encore doté de tendon):

"Millie? Tu crois que tu peux essuyer nos cochonneries?"

Et mine de rien, ca permettrait de tester la coordination patte-œil de la jeune rate.
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MessageSujet: Re: Stop! in the name of Love!   Jeu 3 Jan 2013 - 15:30

Note pour soi-même: la danse de la banane en équilibre sur une épaule, ça attendra de savoir se servir de son petit corps poilu et musclé (rien à voir avec un nain, pour ceux qui suivrait pas. Ni avec une conscience particulièrement laide.) L'âme dans le rat fut rajustée manu militari et s'accrocha à nouveau toutes griffes dehors. Nouvelle objectif dans la vie, ne pas tomber comme une merde. Facile. Elle écouta d'une oreille distraite les simagrées des humains de services en reniflant ce qui lui passait à portée. Ça sentait surtout le vin et la sueur, mais quand on a été en privation sensorielle pendant... euh... pendant... Longtemps, ben on fait pas sa fine bouche. Museau. Bref.

Elle baissait le nez en entendant les mort 'perdre' et 'main' dans la même phrase. Gné? C'est pas 'les bras m'en tombent', l'expression correcte? Ah, pas une expression. Ah baah oui. Une épée, ça coupe. ça c'est du scoop. Cela dit, oui, les mains de sa sœur (sa soeur, SA SOEUR! YEAAAAAAAAAH) était effectivement dans un sale état, mais elles avaient vu pire. En fait, elle se rappelait d'un Drakon, quand elles avaient douze ans... Ou treize... Euh, on y reviendra.

Plus tard. Pour l'instant, elle avait d'autres chats à fouetter. (chat... brrrr...) Par exemple, le mouchoir tendu par sa sœur.
Non mais sérieusement? T'as fait une remake de Carrie et tu me file douze centimètres carrés de coton froissé pour essuyer? mwahahahahahaha. Tandis que ces pensées peu charitables traversait la rate, ses oreilles passaient de la position dressées en avant vers un mou pendouillage de chaque coté de sa tête, expriment par là son désarroi.


"Eh ben, on est pas rendu les loulou, c'moi qui vous le dit."

Elle tendit un patte avant toute rose et saisit le mouchoir avant de pivoter vers la descente... Et de ses rendre compte qu'un quadrupède, comme son nom l'indique, a besoin de ses quatre pattes pour se déplacer. Et m... zut. Elle se tanqua le mouchoir dans le museau (un coin propre, elle l'espérait très fort) et entreprit la descente du bras vers la zone sinistrée. Elle faillit choir une demi douzaine de fois, se rattrapant du bout des griffes, mais réussi à atteindre la zone de combat sans se fracturer le crâne.

Applaudissement je vous prie. Quelques pas plus tard, l'âme dans la rate percuta enfin que le truc qui la gênait depuis le début s'appelait une queue, et que ça servait, entre autre, de balancier, si on se décidait à y mettre un s'touille de tonus musculaire. Bon. On réessaye. Elle trottina jusqu’à une tache, constatant l'amélioration drastique de sa locomotion, et laissa tomber le mouchoir dessus, qui prit aussitôt une teinte rougeâtre du plus belle effet. C'était couru d'avance, mes petits zamis.

Elle patouilla cependant le sang (ploch ploch ploch) et entrepris de tirer le pauvre bout de tissu martyrisé vers un autre blob rouge. L'humidité du sol eu néanmoins raison de son polygone de sustentation défaillant, et elle attérit de nouveau les quatre fers en l'air dans une flaque de vin.

Nan mais ça va pas non, on dirait que je suis bourrée! (les alcooliques qui nous suivent ce serons souvenu du fait que boule de poils ici présente a effectivement but la tasse dans sa coupe, plusieurs minutes plus tôt. Les autres, boooouh.) Bon. Groumf. On se reeeeemet dans le bon sens, voooilà... et on continue d'étaler joyeusement les tâches en chatonnant 'siffler en travaillant'
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