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 [PV Irina] VAMPIRE A VENISE

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Harald Knutson

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MessageSujet: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Sam 15 Sep 2012 - 2:12

[SUITE DE CE SUJET]




"De toutes les créatures peuplant la nuit, les vampires sont ceux qui me provoquent le plus d'effroi. Mais ce n'est pas leurs pouvoirs qui me font peur, mais plutôt le fait qu'ils furent humains, comme moi, comme vous, et que le doux repos éternel leur soit refusé. On pourrait aussi dire une vie de solitaire sans amour, mais la vie d'enquêteur du surnaturel est similaire. Un peu comme si j'empalais une partie obscure de moi même quand je tuais un vampire.

Pourtant, cette pensée n'est pas réciproque, et cette créature, qui n'a de glamour que la littérature de Goethe, est hostile. C'est du moins l'opinion que j'ai eu du baron, quand, suspendu à la gouttière de la chambre d'Ilse, je tentais de la sauver du pouvoir hypnotique de ce vampire, et qu'elle se dirigeait vers moi pour me pousser dans le vide."


Knutson ferma le livre de Samuel Palmer et poussa un soupir. envoyé à Venise pour contrer les méfaits de cette créature démoniaque et intelligente qu'est un vampire. Il espérait avoir autant de succès que son prédécesseur. Et contrairement à l'historien du début du XXème siècle, il avait un énorme atout, Irina. Il mettait beaucoup d'espoirs dans leur relation.

Harald connaissait bien Venise, pour y avoir fait de nombreuses missions auparavant. Le squelette retrouvé (pieu dans la poitrine et brique dans la bouche pour éviter la manducation) m'était pas celui d'un vampire, mais une victime de l'ire populaire, due aux actes d'un vrai vampire. Ces recherches montraient que Venise avait une vague de disparition et de morts suspectes, accentués durant la période du festival. C'est pendant ce carnaval mondialement connu que le HWI va frapper. Trouver ce dangereux adversaire et l'éliminer.

La voix de l'hôtesse signifia la descente de l'avion vers l'aéroport Marco Polo. Knutson rangea son livre et se tourna vers sa charmante équipière.

"J'ai un contact sur l'île de Murano, si y'a des choses surnaturelles en ce moment en Venetie, c'est notre homme. Il est à Santa Maria dei Donato. Et vous, des idées pour notre investigation?"
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Irina

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Sam 15 Sep 2012 - 14:24


* Auja le cristallin plantat sel cap del banc,
Que criada que te vol per te popar le sang *


Venise la belle, Venise aux mille visages, Venise la mystérieuse...
...et parfois même, Venise la maléfique.
En tout cas, suffisamment vaste et complexe pour abriter des êtres dont le commun des mortels n'avaient foncièrement aucune idée de l'existence.

Encore dans l'avion aux côtés de son nouveau partenaire, Irina reprit quelques instants l'ordre de mission...


* Des archéologues en train de procéder à des fouilles sur l’île vénitienne de Lazzaretto Nuovo, une des nombreuses îles qui composent la célèbre cité des doges, ont exhumé d’une fosse commune le squelette d’une femme qui atteste d’étranges pratiques. Selon Matteo Borinni, à l’origine de la découverte, il y a fort à parier que la femme ait été accusée de vampirisme, et qu’après son décès on ait pris soin de transpercer son corps afin de l’empêcher de revenir parmi les vivants.

Une brique a en effet été fichée dans la bouche du squelette, ce qui diffère certes de l’image d’Epinal du pieu, les vampires étant à l’époque davantage accusé de transmettre le mal en mâchant dans leur cercueil. La brique semble ainsi avoir été introduit dans la bouche de la morte, suspectée de pouvoir revenir comme vampire, afin de l’empêcher de mâcher son linceul.

L’île sur laquelle a été retrouvé le squelette était, selon les archéologues, destinée à l’enterrement des victimes de la peste bubonique de 1576, ce qui lie une nouvelle fois cette maladie avec les vampires et autres créatures de la nuit, qui étaient accusés de propager le mal. D’autres cadavres ayant subis les mêmes pratiques ont été retrouvés il y a quelques années en Pologne, par Peer Moore-Jansen de l’université de Wichita, au Kansas.

BUT DE LA MISSION : certaines personnes affirment encore avoir vu des apparitions sortir des cimetières et d'anciennes fosses communes. Résurrection de morts vivants, véritables vampires ou canular ? *


Croyait-elle aux vampires ? Eh bien oui, bien sûr que oui...
Après tout, elle avait même rencontré brièvement le partenaire de son amie japonaise juste lorsqu'il avait été capturé et ramené de Londres, et outre le fait qu'il soit un "Prince démoniaque", il était également de la race des buveurs de sang. Aucun scepticisme déplacé à avoir sur ce sujet, donc.

Suivant son nouveau partenaire, Irina songeait comme lui (sans le savoir) que toute cette affaire n'était histoire que de calomnie et de manipulation de la part d'un vampire. Puis il dit soudainement, alors que le démon araignée sentait l'appareil amorcer sa descente vers l'Italie :


"J'ai un contact sur l'île de Murano, si y'a des choses surnaturelles en ce moment en Venetie, c'est notre homme. Il est à Santa Maria dei Donato. Et vous, des idées pour notre investigation ?"

Elle se contenta de sourire :

"Traquer un vampire va nous demander un certain tact, de bons contacts aussi, et de la patience. Dieu merci, vous avez déjà l'un des éléments indispensables à cela. Pour le reste...", elle resta un instant songeuse, "...sincèrement, je ne sais pas trop par où commencer. Toutefois, ayant une forte et évidente affinité avec les arachnides qui m'obéissent, je peux commencer à en placer un peu partout, ou... à leur parler, pour en savoir plus. Sans nous faire remarquer, qui plus est."

Bref silence.

"Peut-être qu'un petit détour sur l'île par la Basilique Santi Maria e Donato nous serait utile, à tout hasard. Les religieux sont au courant de bien des choses..."

Rien d'exceptionnel. Ces idées la décevait elle-même, sincèrement, elle n'avait rien de mieux à proposer pour le moment.
Mais chasser le vampire n'était pas son activité dominicale la plus courante...


...par la suite, de toute façon, ils devaient déjà commencer par le début.
C'est-à-dire, comme d'habitude : appeler un taxi, se rendre à l'hôtel Foscari Palace (un établissement de haut standing, à l'apparence classe et accueillante), pour y installer leurs affaires et envisager le voyage vers l'île de Murano - à 10 minutes de Venise par vaporetto (bateau-bus).

Une fois montés dans la chambre commune, elle se saisit du téléphone et commanda les billets de bateau pour le lendemain - à la première heure - et dit simplement avant d'envisager le repas et une bonne nuit de sommeil :


"Les billets sont commandés, ils nous les déposeront dès ce soir à l'hôtel. Vu l'heure avancée...", il était aux alentours de 18h30,
"...je suggère un peu de détente... et un bon repas !"

Il n'y a guère moins loquace qu'une araignée affamée. Mais elle avait gardé son sourire et son enthousiasme intacts.


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Harald Knutson

Drogué

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Mer 19 Sep 2012 - 16:50

Le repas fut excellent, le vaporetto calme, le soleil de l'Adriatique délicieuse. Arrivé à Murano, les compères se dirigèrent vers le monastère Santa Maria dei Donato. Ce petit détour, comme l'avait souligné Irina, devait permettre aux agents du HWI d'obtenir des infos sur ces apparitions dans les cimetières de Venise, et l'Eglise savait biens des choses sur le monde de la nuit, et le père Timeo en particulier.

La cinquantaine légèrement effleurée par la brise du temps marquait son corps mais son esprit et son regard était plus vif que jamais. C'est cette description qu'en fit Knutson à Irina. Ils déambulaient dans le magnifique décor du monastère ouvert au public pour son atelier de verrerie.

"Mon ami
, Harald, que fait tu ici en si belle compagnie?"

Cette voix douce venait de derrière eux. Ils se retournèrent et virent, dans sa robe traditionnelle de dominicain, le Père Timeo Goliti, ouvrant les bras pour les accueillir dans ce lieu empli de quiétude.
Installés dans sa cellule, modeste petit appartement de 10m2 possédant néanmoins un ordinateur dernier cri ainsi qu'une bibliothèque pleine de livres anciens.

"Installez vous
, commença le religieux en leur présentant des sièges, je pense que nous serons plus tranquilles pour traiter des choses qui vous amènent ici. Timéo fit une pause, puis continua, les yeux rivés sur Knutson "Tu nous a manqué, Robert et Violet demandent souvent des nouvelles de toi..."

Le passé n'est jamais chose aisée à remuer, et Harald eu son coeur qui se glaça un instant à entendre le nom de deux anciens collègues d'infortune. Il tenta de masquer son désarroi en enchainant :

"Et comment vont ils? Et David?"

"Bien, répondit Timeo dans un sourire, eux vont bien. David est resté à San Francisco pour s'occuper d'Emily." Le dominicain se tourna vers Irina, "Néanmoins, nous ne sommes pas ici pour évoquer le passé, cela vous ennuierait très certainement cette jeune demoiselle. Quelle est la raison de votre visite?"


Irina et Knutson lui expliquèrent la situation, le squelette et le risque de vampirisme sur Venise.

"Bien, Je vois que l'organisation qu'à rejoint mon ancien compagnon d'infortune est très documentée." Timeo continuait à regarder Irina, avec un regard d'une profonde bienveillance. "Mais sur place, et de par mon passé de bricoleur de l'occulte, j'ai deux trois pistes. Je pensai me pencher plus profondément sur l'affaire, mais je pense que vous avez les compétences nécessaires à cette mission sans qu'un dominicain entre deux âges vous retarde. Le squelette est passé dans une collection privée, celle du comte Serveteri. C'est un excentrique qui a fait fortune dans les médias. Il n'est pas plus comte que moi, mais c'est une de ces petites lubies qui rendent les riches antipathique. Son autre lubie, c'est qu'il collectionne les objets occultes. Dans ces collections, il y a pas mal de conneries, mais depuis quelque temps, il m'inquiète, ces connaissances dans le monde de la nuit se sont développés."

"Il dirige aussi une société secrète. Oh, rien de bien méchant, des bals masqués qui finissent en partouze, un peu comme dans la Neuvième Porte. Mais il est à surveiller. Sinon, pour les monstres qui hantent les sépultures, sachez qu'il y a eu de nombreuses profanations ces derniers temps, et ça m'inquiète. On parle de nains, ou de créatures difformes. Harald, avec des nains et des gnomes, tu es dans ton élément!"

"Plus sérieusement, c'est tout ce que j'ai pour l'instant, et pas de cas de vampirisme avéré ici. Mais j'ouvre l'oeil."


L'aide de l’ecclésiastique avait été importante, malgré sa modestie habituelle. Et il était disponible pour Harald et Irina durant tout leur séjour à Venise.

En partant de la cellule, Knutson fut interpellé par Timeo, qui lui demanda de se rapprocher, et quand l'italien pensa être hors de portée des oreilles d'Irina, il murmura au danois :

"C'est très bien que tu continue ta voie, et que tu ne soit pas seul sur ce chemin."

"Oui, elle peut m'apprendre plein de choses."
"Non Harald, nous ne sommes pas en société pour apprendre des choses, mais pour pouvoir vivre."
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Irina

Admin

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Mer 19 Sep 2012 - 22:47


Après le voyage (fort agréable au demeurant) puis une description rapide de son ami, Harald descendit à quai et Irina le suivit tranquillement.
Le démon araignée s'était drapée dans son apparence d'humaine (conférée par son Talisman d'Illusion), c'est-à-dire celle d'une jeune femme ayant la trentaine, possédant une superbe et longue chevelure savamment rattachée sur le sommet de sa tête, ainsi que des yeux verts d'eau perçants et perturbants pour une simple humaine. Prête pour la suite. Et discrète au possible, comme un courant d'air à la présence toutefois perturbante pour quiconque d'assez sensible pour le percevoir.

Puis ils parvinrent dans un modeste appartement, appartenant à l'ami de son partenaire - un moine dominicain d'une cinquantaine d'années. Il portait effectivement ces quelques années sur son visage, mais quelque chose, plus profondément, correspondait à la description qu'en avait fait Harald : une vivacité de regard et d'esprit comparables à celle d'un tout jeune homme...


"Installez vous, je pense que nous serons plus tranquilles pour traiter des choses qui vous amènent ici."

Ils s'installèrent donc.

"Tu nous a manqué, Robert et Violet demandent souvent des nouvelles de toi..."

Malgré elle, Irina leva un sourcil à cette remarque. Mais l'heure n'était pas à...

"...nous ne sommes pas ici pour évoquer le passé, cela vous ennuierait très certainement cette jeune demoiselle. Quelle est la raison de votre visite?"


Exactement. Ils lui briefèrent rapidement la situation, du moins ce qui les amenait ici.

"Mais sur place, et de par mon passé de bricoleur de l'occulte, j'ai deux trois pistes. (...) Le squelette est passé dans une collection privée, celle du comte Serveteri. C'est un excentrique qui a fait fortune dans les médias. Il n'est pas plus comte que moi, mais c'est une de ces petites lubies qui rendent les riches antipathique. Son autre lubie, c'est qu'il collectionne les objets occultes. Dans ces collections, il y a pas mal de conneries, mais depuis quelque temps, il m'inquiète, ces connaissances dans le monde de la nuit se sont développés. (...) Plus sérieusement, c'est tout ce que j'ai pour l'instant, et pas de cas de vampirisme avéré ici. Mais j'ouvre l'oeil."

...Ma foi.
Suspect idéal en tout cas.

"Sinon, pour les monstres qui hantent les sépultures, sachez qu'il y a eu de nombreuses profanations ces derniers temps, et ça m'inquiète. On parle de nains, ou de créatures difformes."

Nains maléfiques en mal de profanation ? Fossoyeurs détraqués ?
Que...
...les seules créatures décemment assez tordues pour profaner des choses sacrées telles que des sépultures étaient les êtres humains. Nulle créature, sauf évidemment les buveurs de sang, ne s'adonnaient à de telles pratiques, aussi lâches et dégradantes.
...du moins le pensait-elle.

S'ensuivit un aparté entre les deux hommes. La jeune femme résista alors vaguement à l'envie de laisser traîner son ouïe particulièrement développée. Mais en fait... non.
En tant que démon, et en tant que créature non humaine, elle savait parfaitement quand elle n'avait pas sa place dans la conversation. Le respect n'était pas une donnée inconnue pour elle, pas plus que l'intimité.

Elle repensa plutôt à l'histoire qui les intéressait et attendit que les deux hommes reviennent dans la salle principale pour fomenter quelques débuts d'hypothèses.
Vieux débris en manque de fantastique ? Savant fou ? Richissime humain, seul et las, qui ne demandait qu'un peu de divertissement plus ou moins de bon goût ? Ou nécromancien...?
Que penser de tout cela...

"Ce Comte Serveteri, où et comment peut-on le trouver ?", demanda-t-elle à tout hasard. "Bal masqué, beuverie, fête privée ? Quel sésame pourrait nous amener à lui ? Tout ce qui peut le concerner serait intéressant. Je pense que c'est la piste la plus sérieuse à suivre."

Car c'est la seule et meilleure piste à creuser pour l'instant, songea Irina en fronçant les sourcils. Et d'expérience, elle savait que les humains étaient capables de tout - autant au nom de l'excentricité que de la folie, de la fantaisie... ou de l'ennui.
Et puis, elle ne risquait pas grand'chose à s'approcher d'un détraqué. Ce ne serait pas elle qui aurait à le regretter, en tous les cas.

"Quant aux profanations...", tenta-t-elle de conclure,"...les seules créatures que je connais qui agissent de la sorte, eh bien... ce sont les buveurs de sang, justement. Pas réellement par choix. Parfois si. Mais... pouvez-vous plutôt nous dire quel cimetière a le plus souffert de ces pratiques ? Je pense que le meilleur moyen de savoir de quoi il retourne est de se poster "en planque" sur les lieux-mêmes."

Le meilleur moyen de mettre fin aux rumeurs les plus folles, en tous les cas. Mais de là à découvrir la vérité... eh bien, il n'y avait qu'un pas.


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Harald Knutson

Drogué

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Dim 23 Sep 2012 - 17:38

"Vous savez Irina, si les Vampires étaient les seules créatures de la nuit qui hantaient les cimetières, j'aurais pas passé mes nuits avec le père Goliti a traquer une goule."

Ils discutaient devant un bon repas sur la terrasse d'un restaurant de la place San Giorgio, dans le quartier historique de Venise.

"La piste Serveteri, je suis d'accord avec vous, est la plus intéressante. Les photos de son Facebook montre qu'il hante souvent le "Stampa", une boite de nuit haut de gamme. Pour entrer dans une boite, avoir un compte en banque bien rempli est la seule obligation. Pour ces soirées privées, j'ai pas d'infos, mais si une jeune femme, terriblement séduisante et mystérieuse se présente à lui, il y a de fortes chances qu'il l'invite chez lui..."

"Mon physique ne me permet pas de marquer son esprit. Aussi, en parallèle, je vais prendre rdv avec lui pour lui vendre un artefact ancien. Comme ça on ne met pas tous nos oeufs dans le même panier."

"Pour le cimetière, on peut passer une partie de la nuit à surveiller ce cimetière où des vampires, goules ou autre seraient présent."

"Qu'en pensez-vous?"


La vie nocturne vénitienne a quelque chose de nacré, d'intemporel. Quand le promeneur se balade dans les vieux quartiers, sous la pâle lueur de la lune ou des réverbères blafards, l'impression de croiser un Casanova ou un Vivaldi attardé et noctambule ne parait pas délirant tant l'ambiance des lieux évoque la passé.

Samuel Palmer ne connaissait pas le Venise du XXIème siècle. C'est cette pensée qu’eut Harald devant le Stampa, boite de nuit dont la clientèle jet set italienne est friande.

Lumières néon bleu criard, Lamborghini, Ferrari en pagaille, lolitas et carrures de modes aux chemises blanches hyper bien repassées. La jeunesse dorée différente de la faune noctambule que Harald et Irina connaissent.

Les enquêteurs n'eurent aucun mal à pénétrer dans le Stampa. Irina, grimée en magnifique jeune femme, et Knutson accroché à son bras, entrèrent dans le night club.

Harald n'était pas à l'aise dans cet environnement. Plus à l'aise dans les cimetières (un vrai asocial pensa t'il) mais déjà, sa proie, Serveteri était présent. Et si Irina n'y arrivait pas, ce dont Harald ne doutait pas une seule seconde au vu du physique de sa collègue. Mais en cas d'échec, Irina n'aurait aucun mal à suivre Serveteri pour connaitre le lieu de ces réunions secrètes.

Il était entouré de jeunes femmes au QI de châtaigne. Le plan était simple, Irina devait le séduire, pour se faire invité dans une de ces soirées partouze ésotérique et savoir s'il était lié avec les activités nocturnes voire vampiriques.

Installé au bar, il surveillait l'avancée de l'opération quand une voix résonna à côté de lui:


"Monsieur Serveteri vous intéresse?"


Merde, il avait été repéré. Il se tourna vers cette voix, et debout à sa droite, un homme massif, au regard perçant le dévisageait. Au dire de son costume et de son holster, on avait affaire à un garde du corps.
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Irina

Admin

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Mer 26 Sep 2012 - 22:34


A la sortie de chez l'ami de Harald, ils avaient décidé de s'arrêter manger un morceau tout en discutant de l'affaire ainsi que de leurs débuts de conclusion.

Elle passa délibérément sur la première remarque. Apparemment, les humains mettaient un peu tout dans le même panier niveau créatures, tant qu'ils avaient affaire à du paranormal. Seulement, les sphères occidentales et orientales n'avaient rien de commun. Absolument rien. Et les créatures de chaque sphère ne communiquaient pas ensemble, n'appartenant pas au même monde.
Alors autant lui poser autant de colles que possible sur les mythes d'Asie (autant lui demander de narrer l'histoire de Pan Gu, retracer les origines des Shiisa ou encore lui demander comment les Berbalang pillent les tombes pour manger les cadavres par exemple...), on ne l'y prendrait pas. Mais en ce qui concernait son expérience des mythes d'Occident, cela s'arrêtait uniquement aux rares missions qu'on lui avaient confiées. Autant dire pas grand'chose, dans l'absolu.


"La piste Serveteri, je suis d'accord avec vous, est la plus intéressante. Les photos de son Facebook montre qu'il hante souvent le "Stampa", une boite de nuit haut de gamme. Pour entrer dans une boite, avoir un compte en banque bien rempli est la seule obligation. Pour ces soirées privées, j'ai pas d'infos, mais si une jeune femme, terriblement séduisante et mystérieuse se présente à lui, il y a de fortes chances qu'il l'invite chez lui... (...) Mon physique ne me permet pas de marquer son esprit. Aussi, en parallèle, je vais prendre rdv avec lui pour lui vendre un artefact ancien. Comme ça on ne met pas tous nos oeufs dans le même panier."

...Les photos de quoi...? ...Encore une fantaisie humaine qui leur passerait aussi vite qu'une conjonctivite. En tous les cas, la traque à l'être humain (sacré spécimen, de surcroît...) paraissait à présent inévitable.

"Pour le cimetière, on peut passer une partie de la nuit à surveiller ce cimetière où des vampires, goules ou autre seraient présent."

La jeune femme acquiesça. De toute manière, elle n'était là ni pour discuter, protester, encore moins faire de l'esprit. Obéir et accomplir sa mission. Et peut-être faire du zèle, et encore...

...et en parlant de cela, le changement effectué peu après lui fit mal aux yeux et aux oreilles. Le Stampa. Domaine étincelant et nocturne de la jeunesse italienne (ou de toute ville côtière...), qui, s'il n'était absolument pas sa tasse de thé, était assez malléable pour leur permettre d'entrer - voire, avec un peu de chance, de donner l'illusion.
En attendant, faire semblant ou jouer la potiche n'était pas vraiment dans les attributions principales d'Irina, pas plus que dans ses talents recensés. Mais elle ferait avec ; jouer la comédie avec un simple humain n'a rien de très compliqué, surtout pour une prédatrice comme elle.


"Monsieur Serveteri vous intéresse?"

C'était le moment rêvé pour commencer.
Le garde du corps en face d'eux était une masse impressionnante de muscles... et nul doute qu'au moindre faux-pas, il se servirait de l'arme qu'il dissimulait sur lui. Pas très discrètement d'ailleurs. Mais ce n'était pas son but.


"On allait rejoindre ma copine Laeticia là-bas, elle a dit qu'elle voulait me présenter Giacomo pour une soirée i-nou-bliable !", piailla-t-elle en désignant une fille du doigt, s'étonnant elle-même de sa crédibilité.

Tout dans le bluff et l'attitude corporelle... une honte pour un démon asiatique de son rang. Et une araignée planquée au-dessus des têtes du groupe, pour grapiller des informations précieuses... et un nom de bimbo. Pour le reste, la fille était tellement cruche, ou bien éméchée, ou pourquoi pas droguée, qu'elle se contenta de fixer un instant Irina puis de glousser en venant la serrer dans ses bras. Gagné. Ou presque. Juste la dernière pierre à l'édifice...


"T'es qui toi déjà ?", lui demanda la fille toujours accrochée à son cou, son haleine effectivement chargée d'alcool.

"Mais tu sais bien ! Luna, Lu-na ! Tu ne te souviens pas quand je t'ai tiré les cartes il y a une semaine, dans ton appart' ? Tu m'as dit que Giacomo ad-o-re-rait que je fasse ça à sa soirée !"


Peu importait l'âge ou la provenance du ou de la participant(e), l'essentiel était que Serveteri ait suffisamment d'hôtes - touchant de près ou de loin au paranormal. Selon l'avis du démon, ce n'était pas ça le but... pas du tout, même. Peut-être plus accumuler de la viande, des réserves ?

La fille eut un semblant de "lucidité", mais replongea vite fait et acquiesça à grands renforts de rire parfaitement imbuvable. Car effectivement, on lui avait bien tiré les cartes il y avait une semaine, chez elle. Quant à savoir s'il s'agissait du léger poison de l'arachnide postée au-dessus d'eux qui agissait, sa stupidité ou une illusion bien formée... ah çà, à vous de choisir.
Au passage, elle lui présenta "Orazio", un ami de longue date expert en choses bizarres, et patati et patata. Irina aurait pu lui dire qu'elle était accompagnée de la Reine d'Angleterre que cette bille aurait tout avalé, dans l'état où elle se trouvait.

En tous les cas, leur passe pour accéder au "boss" de la soirée venait de leur être délivré. Et sans hésiter, l'araignée prédatrice au corps de femme (et ma foi, à la sublime robe de soirée noire qui ne laissait de place qu'à l'imagination...) se dirigea rapidement vers Serveteri.
Cinq minutes plus tard, montre en main, elle l'avait attrapé dans ses filets. Et correctement saucissonné, avec ça...
...plus question pour elle d'échapper dorénavant à cette fichue Priapée... qui à présent était piégé dans la toile ?

Ils quittèrent l'établissement et suivirent un groupe conséquent de personnes un peu plus tard, Serveteri à leur tête. Irina suivit le mouvement, jetant des regards discrets mais inquiets à son compagnon d'infortune...


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Harald Knutson

Drogué

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Mer 17 Oct 2012 - 3:13

"Pas forcément une bonne idée." C’est ce que pense Harald en regardant autour de lui.
Cette ‘’sauterie’’ chez Serveteri donne envie de vomir n’importe quel émissaire du HWI, ou même n’importe quel personne un tant soit peu saine d’esprit. A la lumière des bougies, à travers des vapeurs de l’encens distribué par de lourds encensoirs disposés aux coins de la pièce, des corps nus, de femmes et d’hommes s’enlacent fiévreusement sous les litanies d’un pseudo prêtre à tête de bouc déchiffrant un charabia incompréhensible dans un vieux grimoire rongé par les vers et l’humidité. De par son physique, Harald Knutson n’est pas l’objet de l’attention de ces mains lascives et débauchées, il peut ainsi, à loisir, observer cette mascarade d’hommage à Aleister Crowley.


Observer cette mascarade mais aussi, survenir en aide à la pauvre Irina, si le besoin s’en fait sentir. En effet, la magnifique jeune femme est une pièce de choix pour des déchets tels que ces notables gras en mal de sensation, et ces pseudo courtisanes anorexiques. Pour faire bonne figure et éviter tout esclandre, elle doit prêter son corps à ce rituel indigne des textes lus par cette assemblée nauséabonde.

Néanmoins, la traque du surnaturel habite nos agents, et Harald remarque un détail intéressant. L’armoire à glace qui sert de garde du corps au fat Serveteri, qui a de moins en moins l’air d’un vampire, approcha deux pauvres filles et les attira vers une dame, vêtue à l’ancien temps, dans l’ombre d’une alcôve.

La radar surnaturel de Knutson grésille dans sa tête. Cette femme, pense-t-il, est bien étrange.

Il s’approche de l’alcôve en faisant à signe discret à Irina pour montrer où il se dirige. L’alcôve vide montre un escalier en colimaçon descendant dans les ténèbres.


Le danois, a pas feutré, s’enfonce dans l’obscurité la plus complète, guidé par des râles qui proviennent du bas. A coup sûr, il se passe en dessous du palais de Serveteri des choses peu orthodoxes.

Dans un couloir décoré de lourdes tapisseries de velours rouge carmin, face à des fenêtres où la nuit goudronneuse empêche toute lumière de filtrer, Harald continue sa pérégrination. Vif comme l’éclair, mu par de nombreuses années d’expériences, Il se cache derrière une tapisserie.


A la pale lueur des torchères posées sur des consoles le long des lourds piliers encadrant les fenêtres, Knutson vit glisser, quittant une porte se situant au fond du couloir, la garde du corps et cette mystérieuse dame. Si la garde appuie de son pas lourd de butor le velours du sol, elle semble glisser, faisant entendre uniquement les plis de sa robe de jais, et la voilette qui lui couvre complètement le visage.

Silence.


Knutson sort de sa cache et se dirige vers la porte. Un cri inhumain de fille que l’on torture se fait soudain entendre. Surnaturel ou pas, c’est le cri de quelqu’un qui a besoin d’aide. Knutson, désireux d’aider cette personne mais conscient de ces capacité, et peut-être aussi quelque peu inquiet pour sa collègue, décide d’aller chercher Irina, force de frappe de leur tandem. Et quitte à tomber dans la gueule du loup, autant le faire ensemble…

Il se retourne, et stupéfait, se retrouve nez à nez avec le garde du corps et cette dame !

Certes Harald est vif, mais le quart de seconde de surprise est de trop dans ce genre de situation. D’une célérité tout bonnement exceptionnelle pour un homme de sa carrure, le mystérieux garde du corps saisi Knutson à la gorge et le soulève comme un vulgaire fétu de paille.

Le souffle coupé, le sang montant à la tête, Knutson n’a pas vraiment le temps d’échafauder un plan complexe pour son évasion et tambourine des bras et des jambes… dans le vide.

Dehors, la pluie se met cogner contre les carreaux.

Amusé tel un chat avec une araignée, le garde profite violemment Harald vers une baie qui se brise en morceaux tel du sucre, entaillant l’émissaire du HWI dans le dos, les coudes et le visage.


Se sentant chuter dans le vide, il est rattrapé par le col, encore par ce monstre de puissance et de rapidité (« Bon Dieu, mais c’est quoi ce truc, merde ! »). Il rapproche d’une main Knutson, sonné, vers le couloir, et de son autre main, sort un long poinçon de sa manche. Sa compagne, s’approche dans un frottement de soie, remonte sa voilette, et à lueur des candélabres, Knutson horrifié voit la plus belle des femmes… sans mâchoire inférieure. De toute évidence, le surnaturel est à l’étage inférieur. Knutson, qui se maudit souvent d’avoir du flair pour ces choses-là, regrette amèrement de s’être jeté si vite dans la gueule du loup.

« Pas une erreur de débutant, mais une trop grande habitude que tout ce passe bien, que je suis capable par mon savoir et mon expérience de contrer toute malvenue… ouais, une erreur de débutant. »


Conscient qu’il ne ferais plus ce type d’erreur, il repense à tout ce qu’il a raté et réussi, mais surtout à Irina, à la probable merci de monstres, en priant pour qu’ils le prennent juste pour un curieux et non pour un enquêteur.
Le poinçon s’enfonça dans le cou de Knutson, suivit d’un bouillonnement de sang que la dame en noir lapa goulûment. Harald toujours fermement maintenu par le col, saisi son crucifix dans sa poche, et dans un suprême effort, alors qu’un voile noie recouvrait ses yeux, il le brandit devant la créature démoniaque qui recula d’un cri perçant. Le garde poussa également un hurlement de stupeur (« tiens donc lui aussi… ») et pousse son adversaire, qui sombre dans l’inconscience.

Le corps d’Harald chute dans la lagune. Tombe dans l’eau. L’écume se métamorphose rapidement en légères rides sur l’onde. Puis plus rien.
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Irina

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Jeu 18 Oct 2012 - 19:12


Une mascarade ridicule.
Un spectacle simplement répugnant.
Un enchevêtrement de corps luisants et vaguement encore conscients. Une masse informe et obscène pour un Démon de son rang.
Et le meilleur ? Elle était en plein dedans !


Messe noire, rituel autre ou simplement démonstration flagrante de l'indécence et de la stupidité humaines ?

Dieu merci, elle restait non seulement de marbre, drapée dans sa dignité, mais également de fortes illusions générées par le poison qu'elle avait eu la présence d'esprit de verser dans toutes les boissons. Ou presque. Celles qui lui étaient passées sous la main, en tout cas. De près ou de loin.
Et en parlant de "près ou de loin", personne ici ne la toucherait. Elle en mourrait de honte... et ce n'était absolument pas un quelconque goût du grand guignolesque qui lui dictait cette pensée.
Sérieusement hein.
Si un seul de ces mortels répugnants osait ou parvenait à la frôler, elle aurait immédiatement recours au Seppuku. Sans rire.

Cette scène répugnante était tout juste digne de Démons occidentaux. Et encore, admit-elle à contrecoeur, eux auraient au moins la décence de dévorer tous ceux qui resteraient.
Le décor a beau être sombre, les cris qui l'entourent sont suffisamment indécents pour mettre les nerfs du démon-araignée à très rude épreuve. Mais un massacre à cet instant serait stupide et vraiment malvenu. Il lui fallait attendre qu'Harald progresse dans l'enquête...

Irina avisa immédiatement Harald ainsi que le signe discret qu'il lui adressa, le fameux garde du corps de plus en plus suspect et avant cela cette chose étrange.
Nullement femme.
Purement dangereuse. Sans doute mortelle.
En tous cas, le sieur Serveteri semble effectivement complètement étranger à l'accomplissement dudit rituel, qui n'a toujours pas été identifié - encore moins nommé, forcément.
Cette femme, en revanche...

Agrippée à cet instant précis par un "adorateur" particulièrement entreprenant (ce pour quoi la jeune femme se promit de remercier son partenaire, de n'importe quelle manière...), elle ne put que suivre Harald des yeux, quasi-certaine de l'issue de ses découvertes et rencontres là-bas.

Quelques minutes plus tard, et le cri inhumain de l'une des filles qu'ils avaient emmenées ne lui échappa évidemment pas. Irina devait être la dernière personne encore réellement consciente de l'assemblée (à défaut d'un terme certes plus réaliste mais bien moins flatteur, disons), aussi en profita-t-elle enfin pour se libérer du blob, euh pardon... de la marée humaine qui l'enveloppait jusque-là.

Elle sent que son Enquêteur est en danger, et se maudit de ne pas avoir bougé plus tôt. Son rôle à elle n'est pas actrice porno, n'en déplaise et qu'importent les circonstances ! Son rôle, c'est de le protéger lui.
Irina avait clairement senti à un instant le désir de son partenaire de revenir la chercher le plus vite possible, mais il était trop tard.

Deux cris tranchèrent alors le silence de l'endroit. Deux cris étranges, inhumains.

Et lorsqu'Irina parvint au sous-sol de la bâtisse, du moins dans le couloir y menant, elle ne put qu'aviser la fenêtre brisée, la disparition évidente de son Enquêteur de ladite salle, et ne vit que le garde du corps de dos. Quant à la chose à la gueule ravagée et maculée de sang (...), elle la fixait d'un air à présent méfiant.
Irina maudit sa propre impatience. Cela n'aurait pas dû se passer ainsi ! Et en premier lieu, Harald aurait dû l'attendre !

En proie à une rage mêlée à une sorte de détresse des plus perturbantes, le démon-araignée décide de passer à l'action.
L'hésitation des deux créatures lui permet d'invoquer rapidement ses plus dangereuses et mortelles compagnes, dont la Veuve Noire, la Phoneutria, l'oiseau chinoise, l'araignée jaune et quelques autres spécimens particulièrement sympathiques que la jeune femme héberge dans une dimension parallèle à celle des humains et invoque au besoin, leur commandant naturellement. De tels monstres, même si petits, ne se lâchent pas ainsi dans la nature...
...et tout dangereux qu'ils soient, ces deux-là allaient regretter le voyage. Amèrement. D'abord le poison, ensuite la paralysie - et la mort. Peu importait leur origine.

Maintenant, il lui fallait prendre une décision : compromettre la mission en confiant les deux prédateurs à ses compagnes mortelles, ou rester ici les assister... et laisser Harald à un destin particulièrement incertain.
Il était blessé, était tombé d'une certaine hauteur dans l'eau devenue mortelle à cette heure-ci et dans son état.

Panique.

Avec James, elle aurait simplement "laissé couler", sans mauvais jeu de mots. Cet abruti aurait été capable de finir le boulot même tranché en deux... mais là... là... que faire ?
Une micro-seconde d'hésitation. Un jet de son propre poison concentré et de toile extrêmement épaisse plus le travail déjà bien entamé des demoiselles à huit pattes qui semblaient... prendre leur pied. Décidément, c'était la soirée.

L'eau n'est clairement pas son élément. Mais la jeune femme saute vaillamment par la même fenêtre brisée sans se poser davantage de questions et laisse son instinct la guider - ainsi que le fil invisible qu'elle avait posé sur Harald avant qu'ils ne quittent tous deux le bar.
Et parvient finalement à le tirer sur une petite crique non loin de là (à l'écart des regards tout du moins) sans effort, mais dans quel état...
...une belle trace de main sur le cou qui commence déjà à changer de couleur, la marque de quelque chose de pointu sur les marques qui saignait encore. Et le corps apparemment bien endolori.

Dieu merci (bis), il est vivant. Inconscient, mais vivant.

Et Irina s'escrime à le ramener à la vie, d'abord en vérifiant la plaie au cou (apparemment non empoisonnée), ensuite en tissant l'une de ses soies les plus douces autour de son cou afin que tout cicatrise sans risque d'infection, puis entame finalement cinq cycles de réanimation d'urgence. En clair, alternance de 30 compressions thoraciques et de 2 insufflations. Eh oui, même les araignées suivent des formations de secouriste au HWI. Sans déconner hein. Peu importe.

Toute à sa tâche, appliquée et concentrée sur sa propre force (il aurait été dommage de lui briser la cage thoracique, tout de même...), la jeune femme fait de son mieux pour ramener son Enquêteur à la vie.

Et soudain...

"Un peu plus et mes cheveux allaient blanchir...", ne peut-elle s'empêcher de soupirer. "Comment vous sentez-vous ?"

Peu lui importait sa propre santé en cet instant, elle n'était de toute façon pas là pour ça. Savoir qu'il était en bonne santé. Et y retourner au plus vite. Ils devaient vérifier.


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Harald Knutson

Drogué

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Sam 27 Oct 2012 - 22:11

* Je n’étais pas mort. Une griffe divine m’avais tire de ce bien mauvais pas. Dorénavant, Irina et moi étions lié par un lien bien plus puissant que n’importe quelle magie, la confiance. *

Le lendemain fut difficile, il se sentait comme si un train chargé d’enclumes lui était passé dessus. Il n’était pas un héros, pas un démon surpuissant, mais un simple enquêteur, et là il en faisait les frais.

Néanmoins, cette soirée fut instructive : Venise était bien hanté de créatures de la nuit, et des puissantes, bigrement puissantes ! Mais maintenant le HWI était au courant, et il fallait les contrer.

Knutson passa la journée à préparer son plan d’attaque, acceder au cimetière où les profanations avaient lieu, et filmer le tout. Si quelque chose se passe, il saurait quoi faire, voire même trouver des indices.

La nuit vient toujours trop vite, mais dès la fin de l’après midi, tout était prêt, Harald avait même obtenu les accès au cimetière ciblé par le père Goliti. Ils auraient pu attaquer Serveteri de joue, mais le garde du corps aurait pu mettre Knutson à mal.

« Irina, je vais au cimetière, surveiller, et uniquement surveiller. Vous venez avez moi ? », Harald marchait encore avec difficultés, mais passa sa veste dans un grognement sourd. « Irina ? »
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Irina

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Mar 30 Oct 2012 - 19:52


Peu après avoir récupéré et sauvé son Enquêteur (in-extremis, il fallait quand même bien l'avouer), la jeune femme eut la confirmation que ses prédateurs personnels avaient bien fini leur tâche.

Elle laissa deux secondes Harald pour retourner de l'autre côté de la rive et récupérer les araignées qui tissèrent un fil de soie dans la main d'Irina. Celle-ci sert de support de signaux chimiques et de vecteur de signaux vibratoires. Les fils de soie, associés à une phéromone, permettent des interactions entre arachnides, visuelles pour les araignées vagabondes et vibratoires pour les araignées fileuses.
Le message était clair. Et s'ils en voyaient l'utilité, Harald et son Avatar pouvaient aller inspecter les corps - ce dont Irina doutait. Mais la décision appartenait à son Enquêteur, aussi l'informa-t-elle de ce fait.

Retour à l'hôtel où ils logeaient temporairement. Soins de rigueur (plus approfondis donc) et préparation de tout un tas de curiosités de la part d'Harald. Assise sur son lit, dans la chambre de son partenaire, Irina le regardait faire tout en le surveillant d'un oeil attentif - voire inquiet.

Il était temps d'aborder la question du cimetière, et leur choix c'était naturellement porté sur le cimetière de San Michele, sur lequel le Démon araignée avait récolté plusieurs informations avant tout autre chose :


* Cette île est en réalité formée de l'union de deux îles, séparées par un canal : l'île de San Michele proprement dite et celle de San Cristoforo della Pace.

C'est en 1837 que, pour des raisons sanitaires, cette île devint le siège du cimetière de la ville de Venise. Précédemment, les sépultures étaient rassemblées dans de petits cimetières se trouvant à proximité des églises. L'union fut très difficile car le canal les divisant était très exigu.

Sur l'île de San Michele, nous pouvons apercevoir l'église San Michele in Isola réalisée sur le projet de l'architecte Mauro Coducci à partir de 1469. Ce fut la première église à être décorée par les marbres de l'Istrie. L'arrêt du vaporetto se trouve en face de l'église.

L'église de San Cristoforo est quant à elle présente à l'intérieur même du cimetière, beaucoup plus petite que la précédente. Les cimetières sont divisés selon la religion du défunt. Ainsi, on y trouve des divisions juive, catholique, orthodoxe et évangélique. Le cimetière est toujours utilisé, mais le manque de place oblige la reprise constante des tombes : les ossements sont alors transférés dans des ossuaires, ici ou sur l’île Sant’Ariano, et de plus en plus sur le continent à Mestre. Nous retrouvons dans ce cimetière les dépouilles de grands noms. *



Le son de la voix d'Harald la tira brusquement de la torpeur qu'elle ressentait alors :


« Irina, je vais au cimetière, surveiller, et uniquement surveiller. Vous venez avez moi ? ...Irina ? »

Bien sûr qu'elle l'accompagnait, l'inverse aurait été impensable pour elle à ce moment.
En attendant, la nuit était tombée, il leur fallut emprunter une fois de plus le vaporetto. Une demande spéciale de la part du HWI en avait dépêché un spécialement pour eux, même à cette heure-ci.


Une fois arrivés sur l'île cernée de hauts murs en terre brune d'où dépassaient les ombres presque menaçantes d'arbres, ils mirent prudemment pied sur le sol.

D'après ce que savait Irina, le cimetière était divisé selon les différentes confessions : si la partie catholique est évidemment la plus grande, on trouve également un cimetière orthodoxe, une section protestante et une section juive.

La section orthodoxe est souvent décrite comme abandonnée et en mauvais état. A vrai dire, elle a plutôt un caractère champêtre. Par habitude et instinct, Irina s'y dirigea en premier lieu ; un endroit peu rassurant et presque à l'abandon comme celui-ci pouvait couvrir tous les méfaits les plus méprisables - profanations comprises.

Tout à l'admiration de l'ensemble architectural, Irina remarqua dès l’entrée des cloitres abritent les tombeaux les plus anciens. Chaque parcelle est entourée de murs sur lesquels s’adossent les monuments les plus ouvragés. Au centre, simples mais harmonieuses, les tombes modestes se dressent sur des pelouses verdoyantes.
Puis finalement, ils atteignirent la partie du cimetière qui les intéressait ; la jeune femme repéra immédiatement l'endroit le plus approprié en ce lieu pour une "planque", c'est-à-dire un coin dissimulé dans l'ombre près de l'un des hauts murs. Une ancienne tombe, assez large pour se dissimuler vers l'arrière, les couvrait entièrement. En clair : protégés et parfaitement cachés, ils étaient en toute sécurité ici et hors de vue.

Le Démon araignée posa les équipements d'Harald au sol et le laissa tout installer ; à son tour, elle invoqua quelques araignées et leur ordonna d'aller se placer un peu partout dans la zone - sans compter avec les actuelles "locataires" du lieu, tout à fait disposées à aider la jeune femme.
Une fois ceci fait, ils commencèrent à attendre - jusqu'à entendre un bruit encore assez lointain mais typique : un bruit de grattement, de terre qu'on retourne.


"Vous avez entendu cela, Harald ?", murmura Irina, cette fois bien réveillée et aux aguets.


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Harald Knutson

Drogué

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Ven 2 Nov 2012 - 8:01

Il avait parfaitement entendu ces grattements. On remuait la terre meuble, Knutson restait caché, de peur de se faire repérer et de tomber sur de pareils individus. Son cou lui était encore douloureux, tout comme son orgueil. Il sorti de son sac à dos, une caméra, de la taille d’un ongle, au bout d’un tube télescopique, le plaça, alluma son ordinateur portable et se mis à scruter le paysage désolé.

En effet, à une quinzaine de mètres d’eux, trois petits personnages étaient sortis des entrailles de la terre et s’attaquaient à une sépulture… armés de pioches ! Bien étrange attirail que celui-ci, se dit l’émissaire du HWI.

Avec silence et méthode, les petites créatures sortirent de l’ancienne sépulture des objets précieux qu’ils enfournèrent dans un havresac, puis un autre sorti la tête du trou, prononça des paroles qui n’étaient pas de l’italien et se faufilèrent, comme ils étaient venus, par le trou béant qu’ils rebouchèrent.

Dans le silence qui suivit Knutson resta immobile, les yeux exorbités fixés sur son écran qui ne montrait plus que le cimetière vide. Il se releva lentement, les yeux hagards :
« du norrois » murmura-t-il. « Du norrois ! » cette fois, Knuston était bien réveillé, il le cria presque, tel un enfant, il attrapa la main de sa compagne et l’entraina vers l’entrée des catacombes du cimetière. Là, fébrile, il força la chaine et les deux agents s’enfoncèrent dans les souterrains, Harald tenant toujours Irina par la main. Comme elle doit me trouver fou, pensa le traqueur de surnaturel danois. Il se retourna vers elle : « Ce sont des nains. Les nains de Venise, une légende locale. Ils sont semblables en tout point avec des nains des contes scandinaves, parlant la même langue, le norrois. Ce qui signifie qu’ils ne sont pas forcément hostiles, mais très joueurs, et que la profanation leur sert à récupérer de la matière première. Mais pour faire quoi, c’est ce que nous
allons savoir de suite. »


Confiants, ils se dirigèrent vers l’endroit où les nains de Venise avaient commis leur larcin du soir. Au-dessus d’eux, le plafond en brique servait de fond à la sépulture violée d’une personnalité de haut rang. « Ils sont passés par en dessus pour ne pas éveiller les soupçons, ils sont quand même bien discret. »

Knutson sortit un appareil, il explique à Irina qu’il s’agissait d’un appareil à détecter les êtres surnaturels, une sorte de sonar. Mais cela était inutile. En effet, les araignées de sa belle équipière leur indiquaient un chemin bien plus sûr et silencieux que celui des « bip » de la technologie moderne.

Dans une ancienne chapelle souterraine désaffectée depuis peut être 1000 ans, les nains étaient là, en train de travailler le métal, au vu de leur application et du bruit des marteaux et des soufflets. Allongée sur l’ancien autel, centre de toutes les attentions, la dame mystérieuse sans mâchoire. Endormie, pensa Harald, puis il se souvint qu’Irina ne faisait pas vraiment dans la dentelle. Son corps montrait d’atroces brulures et morsures. Ils n’étaient pas dans un lieu de culte impie ou de torture, mais dans une salle d’opération mystique.

Toujours dissimulés dans l’ombre, Knutson saisi ces jumelles et zooma sur le monstre étendu. Elle avait été ouverte et les nains s’affairaient dessus. Mais ses vaisseaux sanguins, de la laine, ses nerfs, le fins câbles d’acier. Ce n’était pas un vampire, mais un automate ! Seul un alchimiste de renom pourrait faire ça. Et nul besoin de chercher, les nains étaient loquaces entre eux, et le norrois de Knutson suffisamment bon pour tout comprendre. Mais ce qu’il apprit lui glaça le sang, le grand alchimiste n’est autre que Raymond Di Sangro, un adversaire sublime, magique, dont Knutson possède une documentation poussé, sans jamais avoir croisé son chemin, et heureusement. Alchimiste de renom, il serait immortel. Il crée des automates pour son plaisir, du moins le pense-t’ont. Cette femme n’est qu’une Olympia parfaite, sa mâchoire manquante, juste une réparation, puisque les compagnons aperçoivent un nain en train de la fixer au mannequin inanimé. Gravement blessé, il est en pleine restauration. Il n’a pas de cheveux, mais visiblement, deux nains en parlent, ils vont le faire avec ce qu’ils ont trouvés dans la tombe ce soir.

De l’or, les nains vont faire une chevelure blonde à cette immonde créature.

Attaquer les nains semble risqué. Ils sont sur leur terrain, et Di Sangro n’est peut-être pas loin. Par contre, après une nuit de sommeil, ce minable comte Serveteri pourrait le donner de bons renseignements.

Les nains de Venise, une machine anatomique de Di Sangro. L’œuvre au noir. Knutson sentait que cette mission se profilait beaucoup mieux, et que ses compétences seraient bien utiles. Il resta songeur durant tout le chemin de retour, échafaudant un plan ingénieux pour contrer un prince du surnaturel.

Rendu à leur hôtel, il eut enfin un flash. Et se mit à crier
« L’Or, mais bien sûr, c’est l’or ! » il se mit à danser comme un possédé, saisi la sublime araignée qu’il fit tournoyer dans ses bras autour de la chambre dans une danse effrénée et l’embrassa sur le front.

« Oh ! Pardonnez-moi Irina, mais j’ai une idée, et j’ai hâte de la tester. Désolé de m’être emballé »
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Irina

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Mar 6 Nov 2012 - 0:51


Ebahie, Irina vit Harald lever les yeux de l'écran vide et balbutier des choses tout d'abord sans queue ni tête pour elle.

Les petits êtres étaient partis, et la jeune femme avait ordonné à certaines de ses compagnes de s'accrocher à eux - mais elle-même n'avait pas vraiment pu voir de quoi il s'agissait...
...un peu honteuse, elle voulut écouter la suite mais fut saisie par la main par son Enquêteur qui semblait monté sur ressorts !
Redevenu un peu plus calme (quoique toujours fébrile, ce qui amusa sincèrement le démon-araignée - il était passionné, et pour elle les humains passionnés sont toujours les plus imprévisibles et les plus fascinants), Harald lui expliqua alors :


"Ce sont des nains. Les nains de Venise, une légende locale. Ils sont semblables en tout point avec des nains des contes scandinaves, parlant la même langue, le norrois. Ce qui signifie qu’ils ne sont pas forcément hostiles, mais très joueurs, et que la profanation leur sert à récupérer de la matière première. Mais pour faire quoi, c’est ce que nous allons savoir de suite."

Jetant un coup d'oeil au plafond duquel tombait encore quelques petites mottes de terre mêlée de brique et de poussière, la jeune femme manqua éternuer mais écouta la suite :


"Ils sont passés par en dessus pour ne pas éveiller les soupçons, ils sont quand même bien discrets."

Des nains... c'était inattendu !
Elle ne savait pas grand'chose de ces créatures qui n'appartenaient pas à "sa" mythologie, elle savait juste que le nain était une créature humanoïde imaginaire souterraine de petite taille, dont la figure actuelle est principalement issue de la mythologie nordique et des croyances germaniques médiévales. Comme le lutin, le gobelin et le gnome avec lesquels il est souvent confondu, il faisait partie du "petit peuple".

Le seul rapport qu'elle pouvait voir entre Venise et les nains était sans doute l'interdiction des nains de jardins chez les particuliers pour cause d'esthétisme - et encore !

Sincèrement...
...elle n'avait aucune référence en la matière (pas plus qu'en mythologie occidentale), et commençait à fomenter une idée - ou plutôt une demande qu'elle ferait à Harald dès que possible.

Irina le suivit discrètement une fois qu'il eut sorti son appareil, resta à ses côtés dans l'obscurité et contempla hébétée la chapelle abandonnée, les installations et surtout les nains eux-mêmes. La créature sans mâchoire parut complètement anecdotique à la jeune femme jusqu'à ce qu'elle observe plus attentivement les nains (grâce aux araignées posées sur eux) et ce qu'ils semblaient faire...
...une réparation ?!
Cette chose était un être artificiel, un robot ?? Mais que... par quelle diablerie avait-elle réussi à leurrer jusqu'à un démon araignée qui avait des sens extrêmement affûtés ? Nul doute qu'il y avait intervention de "magie"... quelque chose qui avait permis à cette chose de d'abord paraître humaine, ensuite totalement monstrueuse...
...alchimie. Ou quelque chose comme ça. C'était donc toujours à la mode chez les humains, ces recherches folles. Depuis l'Egypte héllénistique, cette pratique étrange fascinait les mortels... et avait atteint son apogée durant la Renaissance. Mais nul doute que dans un pays comme l'Italie, ce genre de pratique était encore prisée et courante... cela leur convenait tellement bien au fond, ce mélange intemporel entre magie et modernité.

Intriguée et aidée par ses araignées qui semblaient elles avoir moins de lacunes en matière de connaissances, cultures et moeurs, Irina fut rapidement briefée par ses compagnes à huit pattes - encore qu'elles utilisaient leurs propres "mots", loin d'être exacts, mais au moins parfaitement compréhensibles. Elles évoquèrent le nom d'un "magicien" - Raymond Di Sangro. Mais c'était tout.

Le reste reposait sans doute entre les mains de Harald, qu'Irina observait avec attention - attendant qu'il lui ordonne quoi que ce soit pour se lancer. Mais il sembla changer d'avis (sage décision selon elle) et elle le suivit jusqu'à l'embarcadère où les attendait le vaporetto - jusqu'à ce qu'il s'écrie :


"L’Or, mais bien sûr, c’est l’or !", il la saisit dans ses bras et la fit tournoyer comme si elle n'avait été qu'une poupée de son, "Oh ! Pardonnez-moi Irina, mais j’ai une idée, et j’ai hâte de la tester. Désolé de m’être emballé."

Incrédule (troisième fois dans la soirée quand même), Irina se contenta d'éclater de rire, ravie de découvrir que l'homme ne la déifiait plus et commençait même à se lâcher en sa présence. Cela la remplissait d'une joie très enfantine.
Puis elle fixa son Enquêteur très sérieusement :


"Il n'y a aucun problème, Harald." Bref silence. "J'ai bien vu ce qui se passait là-bas en-dessous, mais... outre le fait indéniable que cette chose sans mâchoires était un être artificiel et qu'il était en train d'être réparé, je ne comprends pas vraiment les tenants et aboutissants de cette histoire de plus en plus étonnante. Si vous pouviez m'expliquer..."

Elle se dirigea vers le téléphone et demanda à ce qu'on leur monte le repas dans la chambre, puis se retourna vers lui :

"J'ai besoin d'un maximum de détails pour vous assister au mieux. En quoi consiste votre idée ? QUI recherchons-nous maintenant ? Dans quel but - interrogatoire ou plus ? En clair : que dois-je faire ? Et puis... cette chose, lui a-t-on créé une âme ?"

Simple et efficace, parfait petit soldat. Mais la dernière question était importante pour elle, car selon les croyances de son pays, nul être ne pouvait se mouvoir sans âme.
Non, en fait, elle ne comprenait absolument rien à ce qu'ils avaient vu...

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Harald Knutson

Drogué

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Ven 16 Nov 2012 - 22:45

« Une âme ? Pour cela il aurait fallu que son créateur en ait une. Ce robot est une créature anatomique. (il alluma l’ordinateur, tapa ‘machine anatomique di sangro’ sur google image’) Di Sangro a fait des tests de créatures inanimés, et développa ces connaissances dans l’anatomie humaine dans le but de la recréer au milieu du XVIIIème . Raymondo Di Sangro est un des grands alchimistes du XVIIIème siècle, ce Napolitain avait une telle connaissance de l’occulte que son immortalité n’est qu’une demi surprise. » Pour montrer l’horreur de cet homme, il tapa du doigt l’écran montrant ces créatures anatomiques. « Cet homme doit entreprendre de créer des automates depuis 300ans, et visiblement, notre mystérieuse femme est la preuve de sa réussite » Faire parler Serveteri, ce gros porc, allait faire plaisir non seulement à Knutson mais aussi à Irina.

« Monsieur Serveteri, je vous conseille ardemment de faire preuve de conciliation. Voyez-vous, ma collègue est nettement moins patiente, mais beaucoup plus joueuse… »

Le comte Serveteri était maintenant sur le sol de son bureau, totalement recouvert d’araignées, petites compagnes d’Irina.

« Mais vous êtes fous ! Di Sangro va vous briser ! » « Je veux juste savoir où il est. » « Demain après-midi, il se présentera au monde, et deviendra le maitre de Venise ! C’est déjà trop tard ! » « Possible, mais nous allons vérifier cela par nous-même. »

N’ayant plus besoin de lui, il laissa Serveteri aux bons soins de la douce Irina. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait de ce décadent. Mais pour éviter d’éveiller les soupçons de Di Sangro, Harald avait réservé un billet d’avion pour Nauru, une destination peu courue par les alchimistes, mais correspondant mieux au standing de ce bouffon. Son corps pouvait maintenant disparaitre totalement de la surface de la Terre. Di Sangro connaissait l’existence des enquêteurs, car Harald s’était fait remarqué par son ‘’altercation’’, mais son plan restait mystérieux, même à 24h d’un dénouement plus que probable.

De retour à leur hôtel, Knutson fit un débriefe rapide sur Di Sangro.


« Serveteri nous a dit qu’il prévoyait de se montrer demain à la face du monde. Un homme, aussi puissant que ce grand alchimiste ne sortira que pour une grande occasion. Et pour ça j’ai l’homme qu’il nous faut »


Knutson quitta l’ordinateur, et prit son téléphone Le père Timeo Goliti, était surement au courant de ce qui pourrait motiver Di Sangro à sortir de son antre.

Harald avait les yeux brulants d’une excitation peu habituelle pour cet homme si réservé.
« Putain de bordel de merde. Le père Goliti vient de me dire qu’il anime une conférence demain à la bibliothèque Saint Georges de Venise sur le manuscrit de Voynich, dont les 42 pages manquantes auraient été retrouvées et seront présentées. Ce livre est tellement mystérieux qu’un individu comme Di Sangro ferait tout pour y retirer les informations qui sont dedans. Goliti m’a dit que ces pages supplémentaires sont aussi mystérieuse que le reste du livre, mais qui sait Di Sangro a peut-être la clef. »

La présentation étant dans moins de 24 heures, Di Sangro devait avoir son plan réglé. Le HWI devait passer à la vitesse supérieure. Knutson se dirigea vers sa lourde malle qui contenait son matériel ésotérique, et en sortit un lourd collier de pierres semi précieuses, le trésor d’une reine des temps jadis.

« Vois-tu Irina, je ne suis pas un demi-dieu ou un mage immortel. Mais mes pérégrinations m’ont permis d’acquérir du matériel de premier ordre. » Il mis le collier et se transforma instantanément en une superbe femme, blonde à la peau d’ivoire, d’un charme et d’une élégance extraordinaire. « C’est le collier de Freyja, sa voix était la douceur même, elle permet de se métamorphoser en cette déesse viking. De nos jours, cela n’ a plus aucune utilité, sauf pour quelques nains issus de tradition germanique et perdus en Vénétie. » Knutson repris sa forme naturelle et conclus « Allons voir Grincheux et Simplet récupérer cette chevelure qu’ils fabriquaient hier soir.»
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Irina

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Lun 19 Nov 2012 - 18:51


Une... créature anatomique ? Comme une sorte de pantin...vivant ? Un objet, une poupée ?

Décidément, les êtres humains avaient de bien étranges occupations. Imiter le vivant avait toujours été dans leurs habitudes les plus saugrenues...


« Di Sangro a fait des tests de créatures inanimés, et développa ces connaissances dans l’anatomie humaine dans le but de la recréer au milieu du XVIIIème. Raymondo Di Sangro est un des grands alchimistes du XVIIIème siècle, ce Napolitain avait une telle connaissance de l’occulte que son immortalité n’est qu’une demi surprise. Cet homme doit entreprendre de créer des automates depuis 300ans, et visiblement, notre mystérieuse femme est la preuve de sa réussite. »

Intriguée, elle jeta un oeil à l'écran d'ordinateur, gardant le silence plus par pudeur que par réelle résignation ou dégoût. Ce genre de considération était très surfaite en ce qui concerne un homme de cette espèce. Ce qui était fait était fait. Il était trop tard pour s'en préoccuper à présent, l'arrêter devenait le seul objectif, la seule possibilité restante.

Quelques explications et un bref voyage plus tard, et ils étaient chez Serveteri. Elle le tint en respect pendant que son partenaire exposait ses intentions à son encontre :


« Mais vous êtes fous ! Di Sangro va vous briser !
- Je veux juste savoir où il est.
- Demain après-midi, il se présentera au monde, et deviendra le maitre de Venise ! C’est déjà trop tard !
- Possible, mais nous allons vérifier cela par nous-même. »

Une fois les informations récoltées, Irina comprit qu'Harald lui laissait le champ libre, et hésita bien peu avant de laisser une Phoneutria s'occuper de ce déchet ; sa morsure venimeuse causait non seulement une douleur intense mais pouvait aussi causer l'impuissance chez les hommes. Le parfait spécimen pour ce sous-homme, quand bien même il mourrait avant d'avoir pu constater les effets dévastateurs de ce charmant animal sur son anatomie - si tant était qu'il avait encore quoi que ce soit à sauver.

Le reste concernait les nettoyeurs du HWI... encore qu'il ne restait justement plus grand'chose à "cacher" non plus.


Retour à l'hôtel, et nouveau debriefing. Il fut question d'un livre, d'une conférence, et d'une certaine clef que Di Sangro possédait peut-être. Ce fut alors que Harald sortit un collier et entreprit de montrer son action à l'Avatar fascinée...

« C’est le collier de Freyja, sa voix était la douceur même, elle permet de se métamorphoser en cette déesse viking. De nos jours, cela n’a plus aucune utilité, sauf pour quelques nains issus de tradition germanique et perdus en Vénétie. Allons voir Grincheux et Simplet récupérer cette chevelure qu’ils fabriquaient hier soir. »

Retour donc au cimetière de San Michele, direction le caveau où officiaient les petits hommes.
L'illusion générée par le collier suffit à ces derniers pour se mettre à genoux et commencer à psalmodier d'un air hypnotisé, laps de temps complètement surréaliste pendant lequel la jeune femme s'occupa de récupérer ledit postiche avec prudence, puis de ressortir sans problème.

Ils prirent le chemin du retour à l'hôtel une nouvelle fois, avec leur nouvelle acquisition, et ce fut lorsqu'Irina s'assit sur le lit de la chambre qu'elle se décida finalement à parler :


"Cette chevelure va-t-elle nous servir à attirer Di Sangro...? Il nous reste peu de temps avant la présentation, comment devons-nous procéder ?"

Pour tout l'aspect purement technique et stratégique de leur mission, Irina avait vite compris qu'elle devait s'appuyer sur son partenaire, bien plus à même qu'elle de trouver une solution efficace. Action action. Toujours la même chose pour elle, mais cela ne la dérangeait absolument pas.

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Harald Knutson

Drogué

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Mar 4 Déc 2012 - 1:14

Le temps jouant contre les émissaires du HWI, la rapidité et l’efficacité était de rigueur. Retrouver l’antre des nains ne fut très compliqué, les araignées
d’Irina préparaient le terrain. La princesse des arachnides se tapi dans l’ombre, se préparant à agir en cas de soucis. Harald passa le collier de Freyja et entra dans l’arène surchauffée par les métaux en fusion. Instantanément, les bruits de marteaux et de soufflets se turent.


Stupéfaits, les nains entrèrent en admiration devant la déesse scandinave. Telle une brume matinale, Freyja s’approcha d’un établi où un nain boiteux s’échinait devant une masse informée dorée. D’un sourire digne de son rang, elle touche de sa main diaphane l’objet de son désir « Nous voulons ceci. »

Le nain balbutia « Mais, astre, elle n’est pas pour vous. »

« Alors, jouons là. »


La petite communauté fut surexcitée à l’idée de jouer avec la déesse.


Quel que soit leur origine, scandinavie ou vénétie, les nains sont si prévisibles. Ils se réunirent pour poser une énigme. Fier de leur trouvaille, ils se tournèrent en un rictus de satisfaction : « Longue de six hommes, et de six hommes ayant la force, un homme peut me porter mais six ne peuvent me dresser vers le ciel ? »

Facile, les nains utilisent depuis 3000 ans les mêmes devinettes en boucle. Et Harald, ou plutôt Freyja, connaissait bien évidemment la réponse. « Une corde. »

Cette réponse cingla chez les nains comme un coup de tonnerre. L’acquisition de la masse d’or faite, un nain demanda : « Que nous offrez-vous pour que nous puissions faire la chevelure ? »

« Rien. »


Un nain se mit alors à son métier à tisser, prit l’ombre environnante et créa une superbe chevelure brune que les créatures du brouillard posèrent sur la poupée anatomique de Di Sangro.


Harald expliqua, une fois sorti de l’antre, que cette chevelure devait fonctionner comme un panneau solaire pour charger les batteries de cette "pouffiasse".

«
Di Sangro doit vouloir que les batteries soient encore plus chargées que lors de notre première rencontre, en faire une sorte de bombe surpuissante pour pouvoir récupérer le manuscrit de Voynich. »


La machine anatomique hors course, le HWI prenait une sérieuse option pour la victoire finale. Le verdict final serait à la présentation du manuscrit.
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Irina

Admin

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MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Sam 8 Déc 2012 - 0:16


« Di Sangro doit vouloir que les batteries soient encore plus chargées que lors de notre première rencontre, en faire une sorte de bombe surpuissante pour pouvoir récupérer le manuscrit de Voynich. »


L'automate était donc partiellement hors-course, mais... les nains n'avaient-ils pas tissé une autre chevelure, plus sombre ? Ainsi, si la chevelure première tenait lieu de "panneau solaire", qu'en était-il de celle-là ? A quoi fonctionnait-elle ? Tout danger était-il vraiment écarté à présent ?

Bien plus tard, dans la bibliothèque Saint-Georges à Venise pour la présentation du fameux manuscrit.

Ledit manuscrit d'ailleurs, qui à lui seul était extrêmement intéressant. Le manuscrit de Voynich est un livre ancien écrit à l'aide d'un alphabet inconnu. Selon les estimations les plus couramment admises, il aurait été écrit entre 1450 et 1520. Le livre tire son nom d'un de ses anciens propriétaires, Wilfrid M. Voynich, qui l'acquit en 1912 auprès des Jésuites de Frascati, une ville près de Rome. En 1962, Hans Kraus fait une description du manuscrit sur son catalogue de vente. En 2009, le manuscrit est conservé à la Bibliothèque Beinecke de l’université Yale.

L'impression générale dégagée par le manuscrit suggère qu'il devait servir de pharmacopée ou de référence pour de la médecine médiévale. La présence d'étranges illustrations a alimenté les théories les plus folles au sujet des origines de l'ouvrage, son contenu et le but recherché par l'auteur. Sergio Toresella, spécialiste italien des herbiers, pense que l'ouvrage a été produit dans le Nord de l'Italie, peut-être la région de Venise.

Le manuscrit de Voynich pourrait être une recette médiévale pour créer la pierre philosophale, c’est-à-dire l'élixir de longue vie. Herbier alchimique. Microscopes et télescopes. Herbier, herbier astrologique également. Tout un savoir étonnant enfermé (pour l'instant) dans les pages de cet ouvrage. Un savoir indispensable pour Di Sangro...

Sceptique, Irina se tenait sur ses gardes. De plus en plus attentive (à défaut de "nerveuse") au fur et à mesure que l'immense salle de la bibliothèque se remplissait. Ladite bibliothèque était ce genre de lieu qu'elle appréciait plus que tout, temple au sens littéral, lieu de silence et de savoir. Des colonnes immenses, d'interminables rayons blindés de livres inestimables... un lieu qui en tout cas lui inspirait à elle respect et apaisement.
En temps normal.
Mais ce n'était pas son cas, ni celui de tous...

A l'apparition du fameux Goliti, la lune était déjà haute dans le ciel et transparaissait à travers l'un des vitraux de l'établissement...
...spécialistes, scientifiques, érudits, tout le gratin (ou simplement les curieux plus cultivés que la moyenne) se trouvait réuni ici. C'était effrayant. Tant d'humains dans une... eh bien, non pas "petite superficie" au vu de la taille de la bibliothèque... disons alors, tout cet amoncellement, attroupement d'humains dans une même surface - tous tellement vulnérables à présent.

Ce fut lorsque Goliti prit la parole que la femme-araignée dut agir au plus vite. L'automate était là. Son créateur également, alors que la conférence allait bon train.
Sortis d'où ? Peu importait.
Personne pour le moment ne les avait remarqués, et pour cause - rien n'avait commencé. Tout ce qui importait à présent, c'était où ils allaient finir...
...car comme Irina s'y attendait, les rayons de la lune, une fois parvenus sur la chevelure de remplacement, permirent à la machine de tenir tout le monde en respect - et de permettre à Di Sangro de s'approcher sans crainte de l'ouvrage qu'il convoitait.

Sans hésiter, Irina tenta de protéger les humains présents avec de la toile - aidée de quelques comparses, dont six d'entre elles qui se dirigeaient déjà vers l'alchimiste. Il lui fallait de l'aide. Une puissance de feu, de quelque origine qu'elle soit !

La créature mécanique se tourna immédiatement vers la jeune femme. Elle n'eut d'autre choix que de bondir vers elle, recevant de plein fouet le fameux rayon "lunaire" dans le ventre. Non parce qu'il y avait d'autres humains entre l'automate et Irina, mais bien parce que l'un d'eux était précisément Harald. Se réceptionnant en vacillant sur ses jambes sans vraiment connaître la nature de sa blessure (perte de temps, si on le lui avait demandé), elle reprit son élan et bondit toutes "griffes" dehors sur le robot, arrachant la perruque en premier lieu pour la coller dans un endroit non atteint par la lumière de la lune. Ca déjà, c'était une bonne chose.

Les cris d'effroi et de surprise mêlés des spectateurs dans la pièce baissèrent de quelques tons (sans pour autant cesser), et Irina reprit de nouveau contenance. Nouvelle charge. Cette fois, ses fameuses griffes se plantèrent dans l'abdomen de l'automate, et elle se fit un plaisir de lui grimper sur les épaules. Emprisonnant la tête de la chose entre ses cuisses, elle la fit tourner violemment dans un craquement mécanique. Game over. Va donc tenter de la réparer après ça.

Au tour de Di Sangro à présent.

Même si ses compagnes à huit pattes avaient déjà eu le temps de le paralyser partiellement (question de minutes) grâce au mélange de leur poison respectif, il n'empêchait que le bougre avait de la suite dans les idées ! L'ouvrage précieux sous le bras, personne ne se dressant plus sur son chemin grâce à la confusion qu'il avait semée, Di Sangro se dirigeait vers la sortie. En vacillant et boitillant certes, mais si personne ne se bougeait...

...Irina tenta son dernier bond de la soirée après lui avoir lancé sa soie la plus épaisse et collante. Quand elle arriva dans le dos de l'homme, elle avait à moitié perdu conscience. Sa blessure n'était pas anodine, loin de là. Tout ce à quoi elle pensait était la réussite de la mission - mais elle avait confiance en Harald.

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Harald Knutson

Drogué

Drogué



MessageSujet: Re: [PV Irina] VAMPIRE A VENISE   Lun 14 Jan 2013 - 19:31

La créature était bien entrée dans le lieu de conférence avec son créateur, malgré la surveillance assidue des agents du HWI. La célérité de l’automate, transformé en arme de guerre par les rayons de lune, n’était pas une surprise pour Harald, mais voir Irina se transformer instantanément en Jason Bourne mystique, voilà qui le décontenança. Elle avait besoin d’aide, chose bien naturelle à attendre d’un équipier, pourtant c’est à ce moment que l’absence de pouvoir mystique d’Harald l’enrageait. Il allait devoir être un spectateur d’infortune. L’assistance transi de stupeur, Harald pouvait bloquer la sortie à loisir. Du coin de l’œil, il eut mal pour leur adversaire d’un soir transformée en poupée de chiffon par Irina.

Di Sangro faisait face à lui, ralenti par le poison, mais de sa canne, éjecta Irina qui se présenta d’un bond dans son dos, contre la colonne d’un bas-côté. Harald jeta un regard rapide pour voir si sa compagne allait bien, mais elle semblait inconsciente. Ce petit moment d’égarement du danois permit à di Sangro de lui envoyer un éclair sortant de sa canne (encore un de ces artefacts de merde dirait son ancien collègue Rheinmann). Harald sonné, était à terre, et l’alchimiste italien l’enjamba pour se diriger vers la sortie. Devant le danger de la situation, Harald se mit debout quasi instantanément et attrapa Di sangro sur le porche de l’église, attrapant le manuscrit de Voynich qu’il tenait sous le bras et le fit tomber à terre. Ce fut cette fois la créature qui fut surprise, d’autant qu’Harald saisit une petite fiole ambrée qu’il jeta sur le livre à terre ; celui-ci prit instantanément feu, d’épaisses volutes bleues s’élevant de l’objet de convoitise de Di Sangro.

Tel un animal blessé, il poussa une lamentation d’outre-tombe et plongea son regard empli de haine dans celui d’Harald Knutson, meurtri mais prêt au combat. Il frappa de sa canne sur le sol et disparut, laissant sur le porche uniquement son lourd manteau. Le père Goliti accourut, et voyant les débris fumants du manuscrit poussa un cri de stupeur, « C’est le mieux que l’on puisse faire, il est ainsi définitivement à l’abri ». Harald après avoir dit ces paroles en regardant le lointain, se dirigea vers l’intérieur de l’église aider sa collègue.

Elle était sonné, mais consciente ; sa blessure faite par le rayon de lune, était sérieuse « mais non mortel, avec cet onguent, tu pourras bientôt recommencer à démembrer les gens. Si cela avait été des rayons de soleil, cette truie t’aurait vaporisée. » Il sortit une nouvelle fiole de son imperméable usé, et fit couler sur la plaie de la déesse une sorte de pate de verre. « sinon, on a réussi la mission, Di Sangro a pu fuir, mais il est bien diminué. »

De retour à la bibliothèque de HWI, Knutson sortit de sa besace le manuscrit de Voynich qu’il avait substitué au père Goliti juste avant le début des débats contre une vulgaire copie et le plaça avec orgueil dans la vitrine des nouveautés de sa bibliothèque.






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